Archive pour la catégorie ‘Restaurants, Cafés, Bars…’

Les pains, facteur de créativité trop souvent négligé

Jeudi 16 février 2012

Le salon Sandwich & Snack Show est l’occasion de se pencher sur l’offre de pains dans la restauration en générale et rapide en particulier. Or force est de constater que celle-ci n’évolue que très lentement et que l’on voit à peu près toujours mes mêmes pains partout…/…

La palme de la créativité revient à Quick pour ses produits, lancés à l’occasion de la sortie en version 3D de Star Wars, dont le « Dark Vador Burger » avec son pain carrément noir qui a déjà suscité un buzz absolument gigantesque.

L’article est sur la newsletter de snacking.fr Bonne lecture ! 




 

 

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L’accueil service désormais en double dimension, réelle et virtuelle

Dimanche 27 novembre 2011

Par Béatrice Dogor Di Nuzzo, Docteur en Sciences de Gestion (Université de Sophia Antipolis), professeur de marketing hôtelier, auteur de « L’accueil : un métier » et « Le management de la motivation » et Thierry Poupard


Jusqu’au siècle dernier, lorsque l’on parlait d’accueil et de service on pensait immédiatement à la manière dont on avait été reçu lors de la dernière visite à la poste, dans un magasin de prêt-à-porter, chez le boucher, au restaurant… Le personnel « de service » est-il venu vous accueillir à la porte, vous a-t-il salué, vous a-t-il proposé de l’aide, a-t-il fait une suggestion pour un produit, a-t-il été de bon conseil, avait-t-il une tenue impeccable, était-il souriant, aimable et efficace, était-il attentif à votre demande, a-t-il écouté vos remarques, vous a-t-il remercié et raccompagné avec une formule d’au-revoir qui donne envie de revenir ?

La liste de ces instants d’échanges de visu entre un client et le personnel de l’entreprise n’a pas diminuée mais, en ce temps là, s’en était fini de la relation client une fois que celui-ci était en dehors de l’espace de vente. A l’exception de rares entreprises qui prolongeaient le contact via des mailings postaux très coûteux et impersonnels.

Aujourd’hui la mode est au E commerce. Chacun dans son petit coin, fait son achat depuis son ordinateur ou son téléphone portable. Et avec la géolocalisation il est possible de voir les commerces à proximité et d’en choisir un. Dans ce contexte est-il envisageable, en tant que client, de recevoir un service de qualité ? Entendons-nous d’abord sur une définition commune de « qualité de service ». Que cherche t-on lors de l’achat d’un produit ou d’un service ? La satisfaction d’un besoin, d’une attente, d’un désir.

La spécificité du service réside dans le fait qu’il n’y aura pas de transfert de bien. Personne ne peut s’approprier le service. On ne peut pas l’emporter chez soi et il ne peut être stocké. Ce dernier point restera toujours un problème important pour les entreprises qui proposent des services, dans la mesure où elles ne pourront pas conserver le service et le vendre le lendemain ou le jour d’après. Si l’accueil et le service sont instantanés, leur effet est durable.

Le service est un échange, une relation humaine. Qu’il s’agisse de séances de massage, de toilettage pour animaux, de places d’avion, de tables de restaurant ou encore de chambres d’hôtel, c’est la relation qui s’établie entre la personne qui le donne et celle qui le reçoit qui reste essentielle pour la réussite de la vente et pour le souvenir qu’elle laissera. La qualité de service, pour être excellente, doit être gérée comme un concert symphonique afin que le client atteigne ce niveau supérieur de satisfaction qui entrainera sa fidélisation.

On peut alors se demander si une hotline avec des « call centers » installés à l’étranger a la capacité de créer cette satisfaction client. Lorsque celui-ci appelle pour un problème peut-il se satisfaire de la phrase mécanique énoncée par un employé stressé, dictée par un téléprompteur ?

Non le web 2.0 ce n’est pas ça, c’est bien davantage et ça peut et doit engendrer des relations positives entre le client et l’entreprise. Le paradoxe est que même en l’absence de contact physique, la relation humaine peut et doit s’engager. Et la qualité de service et la relation client ne s’arrêtent jamais grâce aux blogs, aux avis, aux réseaux sociaux ? Eh oui, que l’on apprécie ou pas cette forme de communication du XXIè siècle, elle est le nouveau véhicule de la relation client et, par conséquent, chaque entreprise, chaque commerce a intérêt à s’y plonger, car il s’agit de l’internet du partage et du dialogue qui a remplacé celui de l’information et du monologue. Il est désormais possible d’entretenir une relation avec ses clients en amont et en aval de l’acte de vente, d’assurer un service aussi bien avant-vente qu’après-vente.

C’est d’autant plus nécessaire que la problématique n’est plus de servir un client et de lui vendre un produit. A moins d’avoir un accueil exécrable ou des produits minables, c’est l’enfance de l’art. Non, il faut désormais faire face à la fois au développement et de la fragmentation de la concurrence qui provoque une dispersion de la fréquentation des clients et, son corolaire, une réduction de la part de marché en visites pour chaque entreprise présente dans la plupart des secteurs d’activités.

Alors il est devenu vital de contacter, d’informer, d’intéresser le client par des messages propre à lui donner envie de revenir, d’acheter à nouveau ou, tout au moins, de rester présent à son esprit et dans sa « shopping list » pour le moment venu. Or, rien n’est plus facile que de communiquer sur une nouveauté, un changement, un événement, ou de mettre en avant une offre promotionnelle, de diffuser un contenu qui est, encore une fois, susceptible d’intéresser le client et le non client car, sur Internet, tout le monde voit tout. Tant mieux ! Ca donne de la visibilité à l’entreprise ou à l’établissement.

Dès lors, la vigilance s’impose. Il faut se préoccuper de ce que les internautes disent de la marque, du produit, du magasin, du personnel, du service et leur répondre. Il devient impossible d’ignorer un avis négatif et de le laisser se répandre sur la toile sans y répondre. Il est évident qu’une bonne réponse à un avis négatif apporte d’une part de la satisfaction à son auteur et, d’autre part crée un effet positif sur l’ensemble des lecteurs : « ah, très bien, voilà une entreprise qui a de la considération pour ses clients. Elle tient compte de leurs avis et prend le temps d’y répondre. » C’est ce que l’on nomme la e-réputation ou l’image de la marque telle qu’elle est véhiculée sur internet. Le bouche à oreille digital en quelque sorte. Il faut l’entretenir et couper court à tout ce qui peut créer du bad buzz pouvant s’amplifier très vite sur les médias sociaux.

Quelle entreprise, quelle marque d’automobile, quelle chaîne de magasin, quel hôtel ou restaurant digne de ce nom n’a pas, aujourd’hui, une page Facebook ou un compte Twitter ? Voilà deux vecteurs de communication extrêmement puissant, deux outils pour dialoguer avec les clients et les futurs clients, deux moyens d’informer, d’intéresser et de séduire le consommateur. Encore faut-il que celui-ci sache que l’entreprise y est présente.

Aux Etats Unis, les commerces de proximité et les chaînes de magasins ne mettent plus en avant leur site internet (sauf lorsqu’il s’agit de sites marchands, mais leur page Facebook) « rejoignez-nous sur Facebook et aimez notre page ! » Pour davantage d’efficacité, on voit souvent des offres réservées aux internautes inscrits sur cette page, des offres destinées à les remercier d’être fan. Un bon moyen de les faire venir au point de vente ou d’acheter alors qu’ils n’en avaient pas vraiment l’intention.

Enfin, de plus en plus d’entreprises comme Orange ou la SNCF utilisent Twitter en tant qu’outil de leur service de la relation client en diffusant des informations relatives au trafic par exemple et, surtout, en répondant aux internautes qui posent une question ou soulèvent un problème.

En fait, le grand ensemble qui a été décrit précédemment relève de la communication entre une entreprise, quelle que soit sa taille et quel que soit son secteur d’activité (ce n’est qu’une différence de volume et de moyens) et ses clients. Et à l’échange entre deux personnes physiques, s’est ajouté l’internet 2.0 qui permet de garder le contact avec les consommateurs en temps réel et en toutes circonstances. C’est le meilleur outil, à la portée de tous, pour recruter de nouveaux clients et fidéliser ceux qui sont déjà clients.


Restaurateurs tentés par une « mega promotion à -50% », lisez ceci

Mercredi 23 novembre 2011

Restaurateurs, si vous êtes tentés par une « mega promotion à -50% minimum », si vous avez été sollicités ou allez l’être, immanquablement, demandez un avis fiable avant de sauter à l’eau… ou de vous noyer.

Pas un jour ne se passe sans qu’il soit question d’un commerçant ou d’un restaurateur ayant eut une déconvenue – ce qui un souvent un euphémisme – avec une opération de promotion dite « one day deal ». Mais pas un jour, non plus, sans qu’une nouvelle opération soit proposée.

Sur mon blog et les réseaux sociaux j’ai alerté à maintes reprises le secteur de la restauration parce que, à de rares exceptions, les société proposant ce type de promotion fonctionne sur un modèle économique qui est incompatible. Démonstration rapide dans cet article intitulé le Groupon Paradox.

C’est à vous et vous seul de faire votre marketing et votre communication. Et, pour se faire connaître et attirer de nouveaux clients, il existe des moyens « durables » autres qu’une notoriété d’un jour acquise auprès de chasseurs de primes abonnés à une newsletter.

Alors, si vous êtes restaurateur et que vous hésitez, n’hésitez pas à m’interroger ; je saurai évaluer l’opportunité mais aussi le risque, estimer si le gain en clients pourra compenser la perte en revenu, donner les limites à respecter, encourager certains et éviter à d’autres bien des déboires, voire même la faillite.

Conseils sur les conditions de faisabilité, calcul du point mort et du ROI dont la précision dépendra de la précision des données fournies et recommandation pour des honoraires forfaitaires de 300 €HT.

Contact uniquement via le formulaire ci-dessous ou bien par e-mail à mon adresse tp@service-attitude.com

Cordialement




Vers plus de transparence dans la restauration et l’hôtellerie

Vendredi 28 octobre 2011

Par Thierry Poupard

Le web 2.0 nous a fait passer d’un seul coup de l’internet de recherche à l’internet d’échange. On ne lit plus seulement les informations, on les commente, les avis ne sont plus le privilège de spécialistes mais à la portée de tous. La toile est devenue un gigantesque forum où tout se dit, tout se sait. Impossible de cacher quoi que ce soit, il n’y a plus de censure, en tous cas dans l’immense majorité des pays.

- Le mélange des genres dans la réservation hôtelière a été dénoncé
- La fiabilité des avis d’internautes provient de leur quantité
- Vers plus d’information consommateur sur les cartes des restaurants
- La transparence comme outil stratégique de la restauration

A lire dans la newsletter N°7 de snacking.fr




Mais que doit donc communiquer l’addition d’un restaurant ?

Jeudi 6 octobre 2011

Par Thierry Poupard


Dans la communication à la clientèle, chaque détail compte et rien ne doit être laissé au hasard. L’accueil et le service sont primordiaux, bien sur, mais avant d’investir dans un site internet ou de vouloir être présent dans les réseaux sociaux, il faut utiliser chaque élément existant et à disposition pour délivrer un message positif, incitatif, engageant au client. La carte de visite du restaurant en est un mais l’addition joue un rôle de premier plan parce qu’elle est regardée et lue par au moins l’un des convive de chacune des tables et qu’elle est souvent emportée.
Alors, en bas du total, dans l’espace disponible, il est indispensable d’inscrire quelque chose qui intéressera, qui interpellera, qui fera plaisir au client ou qui l’incitera à revenir. Toutes les caisses assurent cette fonctionnalité. Ci-dessous, trois exemples parmi bien d’autres de trois message qui, s’ils devaient être notés, n’obtiendraient chacun certainement pas pas la même note. A vous de juger.





PS Je ne fais plus d’e-mailing (no spam !), alors, pour ne rater aucun article, je vous suggère de vous abonnez-vous au flux RSS de ce blog (logo orange dans la colonne de droite), de rejoindre Service Attitude sur Twitter et sur Facebook.


PPS En postant un commentaire dans l’espace ci-dessous, un message d’erreur (500 ou autre) peut s’afficher. Ne vous inquiétez pas, il s’agit d’un bizarrerie de WP, car votre message me parviendra bien pour être modéré.

Livre blanc sur les avis et l’e-réputation dans la restauration

Mardi 27 septembre 2011

Par Thierry Poupard

Ce livre blanc traite des avis postés par les clients sur des sites Internet s’adresse à tout le monde mais concerne en particulier l’ensemble des restaurateurs. Il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre, mais, quel que soit le camp dans lequel on se situe, les avis publiés sur Internet ont pris une importance considérable tant par leur quantité exponentielle que par l’influence qu’ils exercent sur les internautes. En attendant une éventuelle régulation ou une législation en matière d’avis, voici un état des lieux basé sur l’analyse des sites cityvox.fr, tripadvisor.fr et lafourchette.com

Vingt pages d’analyse et de conseils aux restaurateurs, en pdf téléchargeables GRATUITEMENT en un clic ici : LES AVIS SUR INTERNET APPLIQUES AU MONDE DE LA RESTAURATION

Sommaire :

PRÉAMBULE

CHAPITRE 1 De l’importance des avis sur internet
- De l’Internet de Recherche à l’Internet d’Echange
- Les avis positifs sont une source de développement de l’activité
- Les avis négatifs ne peuvent plus être occultés
- L’e-réputation

CHAPITRE 2 Etat des lieux des avis et de leur gestion
- Tableau synthétique des avis sur CityVox, LaFourchette et TripAdvisor
- Les avis sont aussi un outil de management

CHAPITRE 3 Les avis des internautes sont-ils fiables ?
Comment les avis sont-ils fiabilisés sur les sites ?

CHAPITRE 4 Avis négatifs : ce qu’il convient de faire et ce qu’il faut éviter
- Un avis négatif n’est pas en soi dramatique
- De la liberté d’expression au troll
- Un avis négatif peut être une opportunité
- Comment répondre à un avis négatif

CONCLUSION



Le sujet des avis sur Internet vous intéresse ? Ne manquez alors pas ce précédent article qui compare ceux des experts professionnels dans les guides papier et ceux des clients sur Internet en cliquant ici : AVIS DE CLIENTS OU AVIS D’EXPERTS, AUXQUELS SE FIER

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Faut-il croire à l’authenticité des check-ins sur Foursquare ?

Mardi 20 septembre 2011

Par Thierry Poupard

Paris 17è, samedi 17 septembre 2011, 20 heures.
Je vais prendre un verre au Bistro d’Alberto 150 Boulevard Pereire, l’iPhone à portée de main comme (trop) souvent. J’ouvre l’appli Foursquare et vérifie que j’en suis toujours « le maire ». Un message m’annonce alors qu’une personne s’est emparée de ma place de maire d’un autre établissement situé non loin de là, 73 avenue Niel : « Tu as été détrôné du titre de maire de Aux Saveurs du Marché par … Pourquoi n’y effectue pas un check-in ? » Qu’à cela ne tienne, je suis au Bistro d’Alberto et fais un check-in Aux Saveurs du Marché. Pas de souci, Foursquare me répond que je suis à une visite de la reprise de mon titre.

Lundi 19 septembre 2011, 22h.
Je vais diner au Bistro d’Alberto. J’ouvre Foursquare et effectue un check-in… Aux Saveurs du Marché ! Ce qui me permet de reprendre le titre de maire. Un deuxième faux check-in et un faux titre donc.

J’arrêterai là le test de résistance de l’appli mais cela pose problème : il faudrait pouvoir géolocaliser le mobinaute avec une précision chirurgicale afin de bloquer tout faux check-in, mais ce n’est pas le cas et, quand bien même, il suffirait de passer devant un établissement pour effectuer un check-in quotidien. Tant qu’il s’agit d’un jeu entre amis ça n’a pas de conséquence mais pour les commerçants qui se sont inscrits sur Foursquare et y utilisent un programme de récompenses associé à la fréquence de visite (une coupe offerte pour le maire, un café gratuit pour le détenteur de tel ou tel badge, etc.) il y a risque de conflit. Finalement, il est sans doute plus sur de récompenser les clients que l’on voit souvent « en réel » que ceux qui brandissent leur smartphone dont l’écran affiche un titre à l’authenticité douteuse.

Fort de cette expérience, je pense que Foursquare ne figurera plus en très bonne place dans mes recommandations aux restaurateurs sur les ressources Internet et les médias sociaux à utiliser pour développer leur activité.

https://fr.foursquare.com


PS Voilà une MAJ qui serait intéressante :-)





Service Attitude chapitre 1 téléchargeable gratuitement

Jeudi 30 juin 2011

Le chapitre premier de Service Attitude est en ligne au format pdf. Il est téléchargeable gratuitement, simplement pour partager ma passion de l’accueil et du service dans la restauration, l’hôtellerie et toute autre forme de commerce.

Si cette lecture vous a plu, n’hésitez pas à en faire part autour de vous (sur Facebook, Twitter et autres sites de partages) et à commander le livre sur amazon.com ou autre librairie en ligne.

Cordialement,
Thierry

PS. A lire, ce commentaire d’un lecteur

Osez le restaurant marketing 2.0 et le yield management !

Lundi 7 mars 2011

Par Thierry Poupard

Il fut une temps où le restaurateur attendait tranquillement le client qui ne manquait pas de pousser la porte. Et le suivant. Puis un autre et ainsi de suite jusqu’à remplir la salle, service après service, jour après jour. Hélas ces temps son révolus, le client se fait plus rare, moins fidèle et très regardant, ce qui n’empêche pas nombre de restaurateurs de rester passif, de regarder cette salle à moitié vide et de maugréer au hasard contre les charges, la crise, la météo, les RTT, les vacances, les concurrents, ou contre tout cela simultanément. Restaurateurs, le monde a changé; changez avec le monde !

Plus qu’attentifs à ce qui se passe dehors, mettez-vous aux avant-postes de la modernité. Parce que proposer un bon produit à un juste prix dans un cadre convenable et avec un service correct ne suffit plus à remplir la salle, il faut agir. Il faut entrer dans ce que j’appelle le restaurant marketing 2.0 dont l’unique objectif est de réguler et d’optimiser la fréquentation en communiquant directement avec les clients comme avec les prospects, en pratiquant le yield management afin que le prix soit un moindre frein aux visites.

Le restaurant marketing 2.0 consiste, dans un premier temps, à utiliser toutes les ressources disponibles sur Internet pour en tirer profit. Adieu vieux guides papier, annuaires d’une autre époque ou tracts à distribuer dans la rue, place au référencement et aux médias sociaux ! Cela commence par Google Adresse qui sert à localiser l’établissement sur une carte. Plus votre fiche Google Adresse est complétée, plus tôt votre restaurant apparaitra en haut de page dans les recherches. La vôtre l’est-elle à 100% ? En ce qui concerne le site Internet de votre établissement dites-vous bien qu’il n’a qu’une seule finalité : séduire l’internaute pour déclencher une réservation ou une visite. Pas besoin de vidéos flash, d’animations sophistiquées ou longues à charger, de pages à n’en plus finir. En dehors de la page d’accueil et du formulaire de réservation en ligne, la possibilité de visualiser l’ambiance de la salle et de parcourir la carte est indispensable, mais tout le reste n’est que fioriture qui risque de lasser l’internaute. Par ailleurs, un site ne vaut que s’il est vu et il doit comporter ce qu’il faut de balises, de mots clés et autres éléments – SEO – qui favorisent sa détection par les moteurs de recherche. Votre site répond-il à ces critères de base ? Enfin, il est conseillé de s’abonner à un, deux ou trois portails de référencements de restaurants, les plus importants de préférence tels que cityvox.fr, sortiraurestau.com ou resto.fr mais pas plus car ils sont payants.

Vous connaissez forcément Facebook mais si vous ne vous sentez pas concerné, vous passez à côté du plus grand réseau social au monde (au-delà de 600 millions de membres) et en France (plus de 20  millions d’utilisateurs). Une quantité incroyable d’hôtels, de restaurants et de commerces y ont créé une « page ». Dans quel but ? Se faire connaître et, surtout, développer leur activité. Contrairement au compte personnel où un membre sollicite un autre pour devenir « ami », ce qui relève du domaine privé, une « page » sert à accueillir des « fans », des gens qui vont cliquer sur « j’aime » (« like ») ; créant un contact direct entre votre établissement et des gens qui l’apprécient, qui souhaitent en recevoir des informations et communiquer avec vous. Nous sommes bien dans l’Internet 2.0 parce qu’une marque ou une enseigne ne doit pas soliloquer mais échanger avec ses clients. C’est pour cela qu’il faut impérativement, dans les réglages, permettre à ces fans d’écrire des messages et autres commentaires.  Il suffit juste de vérifier de temps à autres que n’ont pas été postés des messages hors propos, mais il est de votre devoir de répondre à tout le monde, individuellement ou collectivement. Par ailleurs, une page Facebook pour une entreprise ne doit pas avoir le même aspect que celle d’un compte privée. Des plug-ins permettent de configurer une jolie  « landing page » – celle sur laquelle atterrit l’internaute – ou page d’accueil qui incite à cliquer sur le bouton « like » ou « j’aime ». Enfin, et ce n’est pas le moindre des avantages de Facebook, vous devez vous servir de votre page pour faire des offres à vos fans. Ils ont fait la démarche de vous aimer, ils sont clients de votre page, vous leur devez bien une réduction ou un offert de temps en temps. La technique ? Rien de plus simple : vous postez un message avant un service où vous savez que vous aurez des places disponibles en incitant à téléphoner pour réserver avec un mot de passe qui vous indiquera que cette réservation provient de Facebook, par exemple : « ce soir, pour faire plaisir à nos fans sur Facebook, le restaurant … offre une coupe de champagne par personne en réservant au… avec le mot de passe bulles ».

Il faut également compter sur Twitter, le site de micro-blogging qui permet au restaurateur de poster des messages (de préférence différents de ceux sur Facebook) pour les personnes qui le suivent – les « abonnés » – sur ce site afin de multiplier les contacts et les occasions de visites.  Si vous ne le saviez pas encore, Facebook a ajouté une fonctionnalité de géolocalisation, Lieux (ou Places), qui permet au commerçant d’envoyer un message sur le smartphone de la personne qui se trouve à proximité de l’établissement afin de l’inciter, avec une offre, à effectuer une visite. Il suffit d’entrer en montrant l’écran de son téléphone pour profiter de l’offre. McDonald’s est parti-prenante dans cette forme nouvelle de communication. Toujours dans le domaine de la géolocalisation, Foursquare permet également de récompenser le mobinaute qui effectue un « check-in » dans un établissement. Ce site est encore loin d’avoir le succès qu’il rencontre aux États Unis, mais mieux vaut le connaître. Enfin, il ne vous reste plus qu’à signaler fortement votre présence dans les médias sociaux. J’ai déjà eu l’occasion de dire qu’aux Etats Unis, les restaurants ne font plus de publicité pour leur site web mais invitent leurs clients à les rejoindre sur Facebook ou Twitter.

Si vous souhaiter vous faire une idée sur un tel dispositif, allez voir le site du restaurant Citrus Étoile. Le chef Gilles Epié a tout compris, il est au faîte du restaurant marketing 2.0. Rien ne manque sur la page d’accueil : une courte vidéo HD de présentation réalisée par restovisio.com, d’autres vidéos du chef, le plan d’accès sur Google Maps, la réservation en ligne motorisée par lafourchette.com, le lien vers l’une de ses trois pages Facebook (« rejoignez-nous ! ») où il doit compter pas loin de 6 000 fans, un lien vers Foursquare avec un offre de réduction, la carte, les menus, des bons cadeaux et la Citrus Box, d’autres liens et même ses derniers messages sur Twitter où 14 000 personnes le suivent. Ouf ! Tous les établissements ne peuvent mettre en place un dispositif aussi complet et performant, mais chacun devrait s’en inspirer.

Venons-en aux offres. J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer les plus grandes réticences à propos de Groupon tant il y a eu de cas de restaurants américains qui se sont retrouvés dans des situations financières critiques voir en faillite à la suite d’une opération de discount à -50% et au-delà. Si vous parcourez à cet article, vous verrez que je n’étais pas le seul à parler de démarche suicidaire et nous avions vu juste puisque, récemment, Groupon a revu son modèle économique pour tenter de le rendre un peu plus compatible avec la restauration où la marge est faible et les charges variables élevées. Fini le -50% obligatoire ; le restaurateur peut désormais fixer lui-même le montant de son offre et la durée de l’opération. Nous y voilà. Ce n’est certainement pas à un prestataire extérieur de fixer les règles du jeu, mais au restaurateur. Les sites d’achats groupés, ceux de réservation en ligne ou de référencement et les médias sociaux sont les supports de vos offres pas les initiateurs. Seul le restaurateur connait son compte d’exploitation et l’état de sa trésorerie, lui seul est à même de gérer le remplissage de la salle, le taux d’occupation par service ou l’état des réservations. C’est donc à lui de décider de la nature et du montant de son offre. Si le lundi soir, le restaurant est habituellement peu rempli, une offre forte devra être postée sur son site, sa page Facebook et ailleurs. Une remise de 40% sur l’addition peut attirer des clients supplémentaires. Les vendredi et samedi, si la salle est systématiquement quasi pleine, aucune offre ne s’impose. Et en milieu de semaine, s’il faut aller chercher quelques couverts de plus, une offre modérée est appropriée. Faire une offre différente pratiquement chaque jour voire à chaque service est tout à fait faisable grâce à Internet. Nous sommes au cœur du yield management, de la modulation des prix en fonction de la demande.

L’hôtellerie et les transports aériens ou ferroviaires pratiquent le revenue management depuis très longtemps ; il n’y a pratiquement plus de tarif ou plutôt et il devient rare de prendre deux fois le même vol ou d’effectuer deux séjours dans la même chambre d’hôtel pour un prix identique. La restauration s’y est mise timidement avec les formules ou les menus économiques du déjeuner et les happy hours en fin de journée, mais, pourquoi ne pas aller plus loin ? L’activité dans l’hôtellerie, le tourisme, les transports et la restauration repose bien sur les mêmes paramètres que sont la haute et la basse saison, les heures pleines et les heures creuses, les jours avec et les jours sans, le nombre de places occupées et celles qui restent disponibles. Il s’agit de faire varier les prix vers le bas quand la demande est faible pour aller chercher des visites qui procureront un revenu additionnel, certes inférieur à celui des visites normales, mais qui n’aurait jamais été obtenu sans ces offres et qui viendra s’ajouter à la recette totale. Et puis, nous l’avons mentionné plus haut, la souplesse des prix est une piste, mais proposer des offerts (apéritif, boisson, dessert, café gourmand, dessert pour deux…) en est une autre et, d’ailleurs, mieux vaut mixer les deux pour ne retenir et répéter que celles qui produisent les meilleurs résultats. Pas besoin d’imprimer de bons ou de coupons et pas de désagrément causé par certains clients qui sortent un bon de réduction au moment de l’addition sous les yeux de ceux de la table d’à-côté…

Cette approche du restaurant marketing 2.0 et du yield n’est concevable qu’à partir d’une démarche volontaire et au prix d’une discipline sans faille. Ce n’est pas un travail d’amateur et il faut s’en occuper quotidiennement. Faire un état des lieux rigoureux, définir une stratégie, fixer des objectifs chiffrés, puis mettre en œuvre les tactiques pour y aboutir et suivre les résultats. Tout cela ne coûte pratiquement rien (en dehors des réductions ou des produits offerts) mais il faut y consacrer du temps. Autant une communication Internet riche et complète nécessite d’être prise en charge par un community manager, autant n’importe quel établissement de taille moyenne peut mettre en place un bon mécanisme en y consacrant une heure par jour pour ne pas faire comme cette multitude d’hôtels et de restaurants velléitaires qui ont créé une page sur Facebook, mais dont le denier message qu’ils ont posté remonte à plusieurs mois. Enfin, le dernier avantage d’un tel dispositif est qu’il peut être régulé ou stoppé à tout moment. Sans frais et sans dommages, contrairement à un programme de fidélisation.

Etude satisfaction clients du point de vente, questionnaire gratuit !

Vendredi 8 octobre 2010

Qui sont nos clients, quel profil ont-ils, à quelle fréquence viennent-ils, où résident-ils, pourquoi sont-ils venus, chez quels concurrents vont-ils ? Autant de questions sur le comportement de la clientèle auxquelles il faut pouvoir répondre. Et elles doivent être complétées par une série d’autres portant sur la satisfaction des clients. Quel est leur degré d’appréciation de l’accueil, du décor, des produits, de la qualité, des prix, etc ? Les commerçants, en général et les restaurateurs, en particulier ne connaissent que les fidèles ou les habitués. Pour espérer augmenter l’activité, mieux vaut savoir et mesurer. J’avais abordé le sujet en avril 2008 dans ma chronique sur neorestauration.com. Ce que je vous propose aujourd’hui c’est une étude type ou standard, applicable à la quasi-totalité des restaurants indépendants. Elle est au format pdf et téléchargeable GRATUITEMENT ici étude satisfaction clients et à diffuser sans modération. Naturellement, le questionnaire doit être adapté aux spécificités de chaque établissement et en fonction des informations que l’on souhaite obtenir. Par ailleurs, elle est applicable aux chaînes par l’ajout d’une distinction entre l’endroit où a lieu l’enquête et les autres établissements de l’enseigne. Enfin, il s’agit d’un questionnaire auto-administré, c’est à dire rempli par le client lui-même, à sa convenance. Ce qui nécessite de respecter une méthodologie rigoureuse dans la mise en place de l’étude pour qu’elle soit fiable en termes de représentativité de la clientèle et garantisse une excellente qualité des résultats. On ne distribue pas le questionnaire qu’aux habitués ou à ceux qui ont une « bonne tête », ou un jour sur deux… Une telle étude est une richesse pour les deux raisons suivantes : mesurer avec précision la satisfaction de ses clients pour l’améliorer sans cesse car c’est la source de l’augmentation de leur fréquence de visite, et bien connaître ses clients, ce qui permet de partir à la conquête de nouveaux avec succès. Améliorer le service client, un beau programme en perspective !

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