Archive pour la catégorie ‘Restaurants, Cafés, Bars…’

Mais que doit donc communiquer l’addition d’un restaurant ?

Jeudi 6 octobre 2011

Par Thierry Poupard


Dans la communication à la clientèle, chaque détail compte et rien ne doit être laissé au hasard. L’accueil et le service sont primordiaux, bien sur, mais avant d’investir dans un site internet ou de vouloir être présent dans les réseaux sociaux, il faut utiliser chaque élément existant et à disposition pour délivrer un message positif, incitatif, engageant au client. La carte de visite du restaurant en est un mais l’addition joue un rôle de premier plan parce qu’elle est regardée et lue par au moins l’un des convive de chacune des tables et qu’elle est souvent emportée.
Alors, en bas du total, dans l’espace disponible, il est indispensable d’inscrire quelque chose qui intéressera, qui interpellera, qui fera plaisir au client ou qui l’incitera à revenir. Toutes les caisses assurent cette fonctionnalité. Ci-dessous, trois exemples parmi bien d’autres de trois message qui, s’ils devaient être notés, n’obtiendraient chacun certainement pas pas la même note. A vous de juger.





PS Je ne fais plus d’e-mailing (no spam !), alors, pour ne rater aucun article, je vous suggère de vous abonnez-vous au flux RSS de ce blog (logo orange dans la colonne de droite), de rejoindre Service Attitude sur Twitter et sur Facebook.


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Livre blanc sur les avis et l’e-réputation dans la restauration

Mardi 27 septembre 2011

Par Thierry Poupard

Ce livre blanc traite des avis postés par les clients sur des sites Internet s’adresse à tout le monde mais concerne en particulier l’ensemble des restaurateurs. Il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre, mais, quel que soit le camp dans lequel on se situe, les avis publiés sur Internet ont pris une importance considérable tant par leur quantité exponentielle que par l’influence qu’ils exercent sur les internautes. En attendant une éventuelle régulation ou une législation en matière d’avis, voici un état des lieux basé sur l’analyse des sites cityvox.fr, tripadvisor.fr et lafourchette.com

Vingt pages d’analyse et de conseils aux restaurateurs, en pdf téléchargeables GRATUITEMENT en un clic ici : LES AVIS SUR INTERNET APPLIQUES AU MONDE DE LA RESTAURATION

Sommaire :

PRÉAMBULE

CHAPITRE 1 De l’importance des avis sur internet
- De l’Internet de Recherche à l’Internet d’Echange
- Les avis positifs sont une source de développement de l’activité
- Les avis négatifs ne peuvent plus être occultés
- L’e-réputation

CHAPITRE 2 Etat des lieux des avis et de leur gestion
- Tableau synthétique des avis sur CityVox, LaFourchette et TripAdvisor
- Les avis sont aussi un outil de management

CHAPITRE 3 Les avis des internautes sont-ils fiables ?
Comment les avis sont-ils fiabilisés sur les sites ?

CHAPITRE 4 Avis négatifs : ce qu’il convient de faire et ce qu’il faut éviter
- Un avis négatif n’est pas en soi dramatique
- De la liberté d’expression au troll
- Un avis négatif peut être une opportunité
- Comment répondre à un avis négatif

CONCLUSION



Le sujet des avis sur Internet vous intéresse ? Ne manquez alors pas ce précédent article qui compare ceux des experts professionnels dans les guides papier et ceux des clients sur Internet en cliquant ici : AVIS DE CLIENTS OU AVIS D’EXPERTS, AUXQUELS SE FIER

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Faut-il croire à l’authenticité des check-ins sur Foursquare ?

Mardi 20 septembre 2011

Par Thierry Poupard

Paris 17è, samedi 17 septembre 2011, 20 heures.
Je vais prendre un verre au Bistro d’Alberto 150 Boulevard Pereire, l’iPhone à portée de main comme (trop) souvent. J’ouvre l’appli Foursquare et vérifie que j’en suis toujours « le maire ». Un message m’annonce alors qu’une personne s’est emparée de ma place de maire d’un autre établissement situé non loin de là, 73 avenue Niel : « Tu as été détrôné du titre de maire de Aux Saveurs du Marché par … Pourquoi n’y effectue pas un check-in ? » Qu’à cela ne tienne, je suis au Bistro d’Alberto et fais un check-in Aux Saveurs du Marché. Pas de souci, Foursquare me répond que je suis à une visite de la reprise de mon titre.

Lundi 19 septembre 2011, 22h.
Je vais diner au Bistro d’Alberto. J’ouvre Foursquare et effectue un check-in… Aux Saveurs du Marché ! Ce qui me permet de reprendre le titre de maire. Un deuxième faux check-in et un faux titre donc.

J’arrêterai là le test de résistance de l’appli mais cela pose problème : il faudrait pouvoir géolocaliser le mobinaute avec une précision chirurgicale afin de bloquer tout faux check-in, mais ce n’est pas le cas et, quand bien même, il suffirait de passer devant un établissement pour effectuer un check-in quotidien. Tant qu’il s’agit d’un jeu entre amis ça n’a pas de conséquence mais pour les commerçants qui se sont inscrits sur Foursquare et y utilisent un programme de récompenses associé à la fréquence de visite (une coupe offerte pour le maire, un café gratuit pour le détenteur de tel ou tel badge, etc.) il y a risque de conflit. Finalement, il est sans doute plus sur de récompenser les clients que l’on voit souvent « en réel » que ceux qui brandissent leur smartphone dont l’écran affiche un titre à l’authenticité douteuse.

Fort de cette expérience, je pense que Foursquare ne figurera plus en très bonne place dans mes recommandations aux restaurateurs sur les ressources Internet et les médias sociaux à utiliser pour développer leur activité.

https://fr.foursquare.com


PS Voilà une MAJ qui serait intéressante :-)





Service Attitude chapitre 1 téléchargeable gratuitement

Jeudi 30 juin 2011

Le chapitre premier de Service Attitude est en ligne au format pdf. Il est téléchargeable gratuitement, simplement pour partager ma passion de l’accueil et du service dans la restauration, l’hôtellerie et toute autre forme de commerce.

Si cette lecture vous a plu, n’hésitez pas à en faire part autour de vous (sur Facebook, Twitter et autres sites de partages) et à commander le livre sur amazon.com ou autre librairie en ligne.

Cordialement,
Thierry

PS. A lire, ce commentaire d’un lecteur

Osez le restaurant marketing 2.0 et le yield management !

Lundi 7 mars 2011

Par Thierry Poupard

Il fut une temps où le restaurateur attendait tranquillement le client qui ne manquait pas de pousser la porte. Et le suivant. Puis un autre et ainsi de suite jusqu’à remplir la salle, service après service, jour après jour. Hélas ces temps son révolus, le client se fait plus rare, moins fidèle et très regardant, ce qui n’empêche pas nombre de restaurateurs de rester passif, de regarder cette salle à moitié vide et de maugréer au hasard contre les charges, la crise, la météo, les RTT, les vacances, les concurrents, ou contre tout cela simultanément. Restaurateurs, le monde a changé; changez avec le monde !

Plus qu’attentifs à ce qui se passe dehors, mettez-vous aux avant-postes de la modernité. Parce que proposer un bon produit à un juste prix dans un cadre convenable et avec un service correct ne suffit plus à remplir la salle, il faut agir. Il faut entrer dans ce que j’appelle le restaurant marketing 2.0 dont l’unique objectif est de réguler et d’optimiser la fréquentation en communiquant directement avec les clients comme avec les prospects, en pratiquant le yield management afin que le prix soit un moindre frein aux visites.

Le restaurant marketing 2.0 consiste, dans un premier temps, à utiliser toutes les ressources disponibles sur Internet pour en tirer profit. Adieu vieux guides papier, annuaires d’une autre époque ou tracts à distribuer dans la rue, place au référencement et aux médias sociaux ! Cela commence par Google Adresse qui sert à localiser l’établissement sur une carte. Plus votre fiche Google Adresse est complétée, plus tôt votre restaurant apparaitra en haut de page dans les recherches. La vôtre l’est-elle à 100% ? En ce qui concerne le site Internet de votre établissement dites-vous bien qu’il n’a qu’une seule finalité : séduire l’internaute pour déclencher une réservation ou une visite. Pas besoin de vidéos flash, d’animations sophistiquées ou longues à charger, de pages à n’en plus finir. En dehors de la page d’accueil et du formulaire de réservation en ligne, la possibilité de visualiser l’ambiance de la salle et de parcourir la carte est indispensable, mais tout le reste n’est que fioriture qui risque de lasser l’internaute. Par ailleurs, un site ne vaut que s’il est vu et il doit comporter ce qu’il faut de balises, de mots clés et autres éléments – SEO – qui favorisent sa détection par les moteurs de recherche. Votre site répond-il à ces critères de base ? Enfin, il est conseillé de s’abonner à un, deux ou trois portails de référencements de restaurants, les plus importants de préférence tels que cityvox.fr, sortiraurestau.com ou resto.fr mais pas plus car ils sont payants.

Vous connaissez forcément Facebook mais si vous ne vous sentez pas concerné, vous passez à côté du plus grand réseau social au monde (au-delà de 600 millions de membres) et en France (plus de 20  millions d’utilisateurs). Une quantité incroyable d’hôtels, de restaurants et de commerces y ont créé une « page ». Dans quel but ? Se faire connaître et, surtout, développer leur activité. Contrairement au compte personnel où un membre sollicite un autre pour devenir « ami », ce qui relève du domaine privé, une « page » sert à accueillir des « fans », des gens qui vont cliquer sur « j’aime » (« like ») ; créant un contact direct entre votre établissement et des gens qui l’apprécient, qui souhaitent en recevoir des informations et communiquer avec vous. Nous sommes bien dans l’Internet 2.0 parce qu’une marque ou une enseigne ne doit pas soliloquer mais échanger avec ses clients. C’est pour cela qu’il faut impérativement, dans les réglages, permettre à ces fans d’écrire des messages et autres commentaires.  Il suffit juste de vérifier de temps à autres que n’ont pas été postés des messages hors propos, mais il est de votre devoir de répondre à tout le monde, individuellement ou collectivement. Par ailleurs, une page Facebook pour une entreprise ne doit pas avoir le même aspect que celle d’un compte privée. Des plug-ins permettent de configurer une jolie  « landing page » – celle sur laquelle atterrit l’internaute – ou page d’accueil qui incite à cliquer sur le bouton « like » ou « j’aime ». Enfin, et ce n’est pas le moindre des avantages de Facebook, vous devez vous servir de votre page pour faire des offres à vos fans. Ils ont fait la démarche de vous aimer, ils sont clients de votre page, vous leur devez bien une réduction ou un offert de temps en temps. La technique ? Rien de plus simple : vous postez un message avant un service où vous savez que vous aurez des places disponibles en incitant à téléphoner pour réserver avec un mot de passe qui vous indiquera que cette réservation provient de Facebook, par exemple : « ce soir, pour faire plaisir à nos fans sur Facebook, le restaurant … offre une coupe de champagne par personne en réservant au… avec le mot de passe bulles ».

Il faut également compter sur Twitter, le site de micro-blogging qui permet au restaurateur de poster des messages (de préférence différents de ceux sur Facebook) pour les personnes qui le suivent – les « abonnés » – sur ce site afin de multiplier les contacts et les occasions de visites.  Si vous ne le saviez pas encore, Facebook a ajouté une fonctionnalité de géolocalisation, Lieux (ou Places), qui permet au commerçant d’envoyer un message sur le smartphone de la personne qui se trouve à proximité de l’établissement afin de l’inciter, avec une offre, à effectuer une visite. Il suffit d’entrer en montrant l’écran de son téléphone pour profiter de l’offre. McDonald’s est parti-prenante dans cette forme nouvelle de communication. Toujours dans le domaine de la géolocalisation, Foursquare permet également de récompenser le mobinaute qui effectue un « check-in » dans un établissement. Ce site est encore loin d’avoir le succès qu’il rencontre aux États Unis, mais mieux vaut le connaître. Enfin, il ne vous reste plus qu’à signaler fortement votre présence dans les médias sociaux. J’ai déjà eu l’occasion de dire qu’aux Etats Unis, les restaurants ne font plus de publicité pour leur site web mais invitent leurs clients à les rejoindre sur Facebook ou Twitter.

Si vous souhaiter vous faire une idée sur un tel dispositif, allez voir le site du restaurant Citrus Étoile. Le chef Gilles Epié a tout compris, il est au faîte du restaurant marketing 2.0. Rien ne manque sur la page d’accueil : une courte vidéo HD de présentation réalisée par restovisio.com, d’autres vidéos du chef, le plan d’accès sur Google Maps, la réservation en ligne motorisée par lafourchette.com, le lien vers l’une de ses trois pages Facebook (« rejoignez-nous ! ») où il doit compter pas loin de 6 000 fans, un lien vers Foursquare avec un offre de réduction, la carte, les menus, des bons cadeaux et la Citrus Box, d’autres liens et même ses derniers messages sur Twitter où 14 000 personnes le suivent. Ouf ! Tous les établissements ne peuvent mettre en place un dispositif aussi complet et performant, mais chacun devrait s’en inspirer.

Venons-en aux offres. J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer les plus grandes réticences à propos de Groupon tant il y a eu de cas de restaurants américains qui se sont retrouvés dans des situations financières critiques voir en faillite à la suite d’une opération de discount à -50% et au-delà. Si vous parcourez à cet article, vous verrez que je n’étais pas le seul à parler de démarche suicidaire et nous avions vu juste puisque, récemment, Groupon a revu son modèle économique pour tenter de le rendre un peu plus compatible avec la restauration où la marge est faible et les charges variables élevées. Fini le -50% obligatoire ; le restaurateur peut désormais fixer lui-même le montant de son offre et la durée de l’opération. Nous y voilà. Ce n’est certainement pas à un prestataire extérieur de fixer les règles du jeu, mais au restaurateur. Les sites d’achats groupés, ceux de réservation en ligne ou de référencement et les médias sociaux sont les supports de vos offres pas les initiateurs. Seul le restaurateur connait son compte d’exploitation et l’état de sa trésorerie, lui seul est à même de gérer le remplissage de la salle, le taux d’occupation par service ou l’état des réservations. C’est donc à lui de décider de la nature et du montant de son offre. Si le lundi soir, le restaurant est habituellement peu rempli, une offre forte devra être postée sur son site, sa page Facebook et ailleurs. Une remise de 40% sur l’addition peut attirer des clients supplémentaires. Les vendredi et samedi, si la salle est systématiquement quasi pleine, aucune offre ne s’impose. Et en milieu de semaine, s’il faut aller chercher quelques couverts de plus, une offre modérée est appropriée. Faire une offre différente pratiquement chaque jour voire à chaque service est tout à fait faisable grâce à Internet. Nous sommes au cœur du yield management, de la modulation des prix en fonction de la demande.

L’hôtellerie et les transports aériens ou ferroviaires pratiquent le revenue management depuis très longtemps ; il n’y a pratiquement plus de tarif ou plutôt et il devient rare de prendre deux fois le même vol ou d’effectuer deux séjours dans la même chambre d’hôtel pour un prix identique. La restauration s’y est mise timidement avec les formules ou les menus économiques du déjeuner et les happy hours en fin de journée, mais, pourquoi ne pas aller plus loin ? L’activité dans l’hôtellerie, le tourisme, les transports et la restauration repose bien sur les mêmes paramètres que sont la haute et la basse saison, les heures pleines et les heures creuses, les jours avec et les jours sans, le nombre de places occupées et celles qui restent disponibles. Il s’agit de faire varier les prix vers le bas quand la demande est faible pour aller chercher des visites qui procureront un revenu additionnel, certes inférieur à celui des visites normales, mais qui n’aurait jamais été obtenu sans ces offres et qui viendra s’ajouter à la recette totale. Et puis, nous l’avons mentionné plus haut, la souplesse des prix est une piste, mais proposer des offerts (apéritif, boisson, dessert, café gourmand, dessert pour deux…) en est une autre et, d’ailleurs, mieux vaut mixer les deux pour ne retenir et répéter que celles qui produisent les meilleurs résultats. Pas besoin d’imprimer de bons ou de coupons et pas de désagrément causé par certains clients qui sortent un bon de réduction au moment de l’addition sous les yeux de ceux de la table d’à-côté…

Cette approche du restaurant marketing 2.0 et du yield n’est concevable qu’à partir d’une démarche volontaire et au prix d’une discipline sans faille. Ce n’est pas un travail d’amateur et il faut s’en occuper quotidiennement. Faire un état des lieux rigoureux, définir une stratégie, fixer des objectifs chiffrés, puis mettre en œuvre les tactiques pour y aboutir et suivre les résultats. Tout cela ne coûte pratiquement rien (en dehors des réductions ou des produits offerts) mais il faut y consacrer du temps. Autant une communication Internet riche et complète nécessite d’être prise en charge par un community manager, autant n’importe quel établissement de taille moyenne peut mettre en place un bon mécanisme en y consacrant une heure par jour pour ne pas faire comme cette multitude d’hôtels et de restaurants velléitaires qui ont créé une page sur Facebook, mais dont le denier message qu’ils ont posté remonte à plusieurs mois. Enfin, le dernier avantage d’un tel dispositif est qu’il peut être régulé ou stoppé à tout moment. Sans frais et sans dommages, contrairement à un programme de fidélisation.





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Etude satisfaction clients du point de vente, questionnaire gratuit !

Vendredi 8 octobre 2010

Qui sont nos clients, quel profil ont-ils, à quelle fréquence viennent-ils, où résident-ils, pourquoi sont-ils venus, chez quels concurrents vont-ils ? Autant de questions sur le comportement de la clientèle auxquelles il faut pouvoir répondre. Et elles doivent être complétées par une série d’autres portant sur la satisfaction des clients. Quel est leur degré d’appréciation de l’accueil, du décor, des produits, de la qualité, des prix, etc ? Les commerçants, en général et les restaurateurs, en particulier ne connaissent que les fidèles ou les habitués. Pour espérer augmenter l’activité, mieux vaut savoir et mesurer. J’avais abordé le sujet en avril 2008 dans ma chronique sur neorestauration.com. Ce que je vous propose aujourd’hui c’est une étude type ou standard, applicable à la quasi-totalité des restaurants indépendants. Elle est au format pdf et téléchargeable GRATUITEMENT ici étude satisfaction clients et à diffuser sans modération. Naturellement, le questionnaire doit être adapté aux spécificités de chaque établissement et en fonction des informations que l’on souhaite obtenir. Par ailleurs, elle est applicable aux chaînes par l’ajout d’une distinction entre l’endroit où a lieu l’enquête et les autres établissements de l’enseigne. Enfin, il s’agit d’un questionnaire auto-administré, c’est à dire rempli par le client lui-même, à sa convenance. Ce qui nécessite de respecter une méthodologie rigoureuse dans la mise en place de l’étude pour qu’elle soit fiable en termes de représentativité de la clientèle et garantisse une excellente qualité des résultats. On ne distribue pas le questionnaire qu’aux habitués ou à ceux qui ont une « bonne tête », ou un jour sur deux… Une telle étude est une richesse pour les deux raisons suivantes : mesurer avec précision la satisfaction de ses clients pour l’améliorer sans cesse car c’est la source de l’augmentation de leur fréquence de visite, et bien connaître ses clients, ce qui permet de partir à la conquête de nouveaux avec succès. Améliorer le service client, un beau programme en perspective !

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Quel avenir pour les bistrots, cafés, bar-tabacs ?

Mercredi 20 janvier 2010

Par Thierry Poupard

De quelques 200.000 en 1960, les bistrots, cafés, bar-tabacs ne sont plus que 30.000 à 37.000 aujourd’hui. Rien qu’au cours de l’année 2009, près de 2.000 établissements ont mis la clé sous la porte à Paris et en Ile-de-France ! Ils ont fait la une vendredi dernier lors d’un colloque organisé au Sénat sur « l’avenir du café du village et du bistrot du coin », colloque surnommé Grenelle des limonadiers par certains participants pour mieux exprimer l’urgence de la situation.

Ci-dessous, quelques citations d’éminents intervenants (sources : AFP Cécile Baraille, L’Hôtellerie-restauration Sylvie Soubes) :

-  Michel Mercier, ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire : Ce sont des « lieux un peu mythiques, constitutifs de notre identité nationale. »

-  Jean-François Girault, président de la CPIH : « Les cafés ont encore perdu 12% de leur chiffre d’affaires en 2009 ».

- Michel Maffesoli, docteur en sociologie, professeur à la Sorbonne : « Il n’y a pas de crise économique ou financière, mais un changement plus général de ‘paradigme’. Nous passons d’une matrice prométhéenne à une matrice dionysiaque».

- Jean-François Giraud, président de la Confédération des professionnels indépendants de l’hôtellerie (CPIH) : Il déplore « les contrôles alcoolémiques, fréquents et un peu abusifs » et « la loi anti-tabac » auxquels est venu se greffer « la baisse du pouvoir d’achat de la clientèle ». « Il faudrait qu’un partenariat beaucoup plus profond puisse se mettre en place entre le bistrot et ses fournisseurs. C’est l’accord de partenariat, une offre renouvelée et adaptée que l’on doit privilégier, et non le kilo de café ou le fût offert ».

-  Jean-Louis Taurinya, président de la branche cafés du Synhorcat : « Dans tous les quartiers, on trouve de petits bistrots sales et décrépis dont les propriétaires n’ont pas les moyens d’assumer les travaux. Il n’y a guère que les grands groupes comme Costes, Flo ou Blanc qui en ont les moyens. La baisse de la TVA … doit aussi débloquer des fonds pour rénover les cafés ».

-  Bernard Quartier, président de l’Institut de développement des cafés, cafés-brasseries (IDCCB) : « En 2007, le produit liquide le plus vendu en France était le Coca Light. Et 60% des bistrots n’en proposaient pas… »

-  Gilbert Costes : « Il faut relooker les lieux, mais aussi les gens. Il faut féminiser le personnel. On ne peut pas continuer à travailler comme on le faisait il y a vingt ans. »

Je reste dubitatif quant à l’apport et la valeur de proposition de tels propos soit abscons, soit entendus maintes fois. Plus intéressante est l’initiative du collectif Cafés culture qui se bat pour accueillir des artistes amateurs ou professionnels. Mais un concert ne peut constituer le cœur de l’activité d’un bistrot. Mieux vaut y intégrer des prestations qui permettent d’accroître la base de clients et leur fréquence de visite, comme les jeux ou le PMU. Pour preuve, en 2009, les bars PMU ont gagné 3% de points de vente supplémentaires. Et d’autres prestations sont possibles comme celles évoquées lors de ce colloque : des produits de La Poste, des journaux, des billets de train…

Non seulement les consommateurs ne viennent plus boire un verre sur le zinc, mais ils n’y mangent pas plus puisque le sandwich a été abandonné aux boulangeries et aux chaînes sans réagir. Le café traditionnel n’a suivi aucune tendance, aucune évolution des goûts et du comportement des Français.

Par ailleurs, il est dommage de n’entendre parler que du chiffre des fermetures d’établissements et jamais de celui des reprises et des reconversions (si quelqu’un dispose de ces données, je suis preneur). Parce que, bon nombre de cafés vétustes sont repris par des couples jeunes qui s’endettent pour en faire des lieux adaptés aux attentes et aux contraintes d’aujourd’hui (terrasses chauffées, musique d’ambiance, écran plat…) et qui y mettent toute leur énergie pour partir à la conquête de clients nouveaux avec une petite restauration adaptée, des prix raisonnables, un accueil et un service convenables, la WiFi gratuite, des happy hours, des apéritifs gourmands et autres éléments que « les anciens » n’ont pas encore constatés.

Imaginer que le salut des cafés repose sur de services annexes ou de nouveaux produits (boissons) sans rien changer est un leurre. Seuls s’en sortiront ceux qui rénoveront leur site vétuste, qui appliqueront hygiène et qualité dans leur mode opératoire, qui adapteront leur offre à la demande et qui, last but not least, adopteront une attitude résolument tournée vers l’accueil, le service et la satisfaction du client. Et investir parait à portée de main à côté de l’impérieuse nécessité de changer la mentalité des limonadiers.

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Restauration et crise : les segments haut de gamme et économique se portent-ils si bien que ça ?

Vendredi 24 avril 2009

C’est en tous cas ce que ne cessent de ressasser les media. Le problème est qu’aucune enseigne ne donne de chiffres, je veux dire de vrais chiffres, des données « en comparable » v.s. la période antérieure et qui excluent les ouvertures ou les unités qui ont été rénovées ou encore celles se situant sur d’autres marchés. Or, deux exemples semblent prouver que ces deux segments ressentent également les effets de la crise.

Dans le segment économique McDonald’s et Quick viennent de lancer, à grand renfort de publicité nationale en affichage et à la télévision, « le P’tit Poivre » à 1,75€ pour la première et les burgers et menus à « Prikiki », respectivement à 1,50€ et 4€, pour la seconde. Des offres aux prix très attractifs dont l’unique objectif est d’attirer le consommateur et qui ne peuvent se justifier que par une baisse de la fréquentation. Quand les produits phares et les plus consommés, le Big Mac à 3,50€ et le Giant à 3,70, ne séduisent plus assez en période de crise, il faut appâter avec des prix. C’est évidemment la bonne stratégie, celle que je défends depuis des mois : ne surtout pas baisser le prix de produits existants mais lancer un nouveau produit à prix inférieur (ceci n’ayant rien à voir avec la problématique de la baisse de la TVA qui, elle, imposera de diminuer les prix des produits qui ont le plus de succès comme je l’ai également l’expliqué). Ces actions vont immanquablement faire chuter le ticket moyen d’au moins 1,50€, ce qui n’est pas rien, mais on peut supposer que suffisamment de consommateurs vont être sensibles à ces offres pour que le supplément de trafic ainsi généré fasse plus que compenser ce manque à gagner.

Dans le segment haut de gamme, nous ne sommes pas, non plus, abreuvé de chiffres. En fait, on ne sait rien. Alors un bon indicateur est le délai de réservation. Prenez le Jules Vernes au premier étage de la Tour Eiffel, par exemple. Il était coutumier de dire, depuis sa réouverture sous la direction d’Alain Ducasse, qu’il fallait 15 jours, un mois ou plus encore pour obtenir une place. Et bien aujourd’hui, sur le site Internet de l’établissement, vous trouvez un table du jour pour le lendemain, midi et soir, dans à peu près toutes les tranches horaires (j’ai fait le test aujourd’hui, le 24 avril à 16h). Ceci prouve que ce prestigieux restaurant n’est certainement pas complet à chaque service comme on le lit et l’entend dire ici ou là. A ce niveau de luxe, les prix sont très élevés mais le niveau des charges également, ce qui fait que le manque à gagner récurrent des quelques tables vides peut faire un trou béant dans la trésorerie. Et il est hors de question de lancer une formule moins chère. Il n’y a qu’à leur souhaiter que l’obtention de la première étoile suscite un regain d’attractivité pour les consommateurs fortunés en attendant que la crise passe et que la clientèle étrangère revienne.

En fait, l’ensemble de la restauration souffre, à l’exception de rares établissements indépendants ou de petites chaînes qui se situent sur des marchés de niche et, probablement, de la restauration collective. Mais, là encore, nous n’avons aucun chiffre fiable. Parce que la majorité des consommateurs, quelle que soit leur niveau de revenu, a opéré un downgrading vers la catégorie immédiatement inférieure. Dans le segment haut de gamme, les clients s’abstiennent et dans l’économique, ils retourne au restaurant d’entreprise, au restau U, ou bien apportent un repas frugal préparé à la maison sur le lieu de travail.

Thierry Poupard
… préoccupé, en ce moment, par la baisse de fréquentation et la baisse d’activité des restaurants, bref par restauration en crise.