Archive pour la catégorie ‘Communication’

Les pains, facteur de créativité trop souvent négligé

Jeudi 16 février 2012

Le salon Sandwich & Snack Show est l’occasion de se pencher sur l’offre de pains dans la restauration en générale et rapide en particulier. Or force est de constater que celle-ci n’évolue que très lentement et que l’on voit à peu près toujours mes mêmes pains partout…/…

La palme de la créativité revient à Quick pour ses produits, lancés à l’occasion de la sortie en version 3D de Star Wars, dont le « Dark Vador Burger » avec son pain carrément noir qui a déjà suscité un buzz absolument gigantesque.

L’article est sur la newsletter de snacking.fr Bonne lecture ! 




 

 

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L’accueil service désormais en double dimension, réelle et virtuelle

Dimanche 27 novembre 2011

Par Béatrice Dogor Di Nuzzo, Docteur en Sciences de Gestion (Université de Sophia Antipolis), professeur de marketing hôtelier, auteur de « L’accueil : un métier » et « Le management de la motivation » et Thierry Poupard


Jusqu’au siècle dernier, lorsque l’on parlait d’accueil et de service on pensait immédiatement à la manière dont on avait été reçu lors de la dernière visite à la poste, dans un magasin de prêt-à-porter, chez le boucher, au restaurant… Le personnel « de service » est-il venu vous accueillir à la porte, vous a-t-il salué, vous a-t-il proposé de l’aide, a-t-il fait une suggestion pour un produit, a-t-il été de bon conseil, avait-t-il une tenue impeccable, était-il souriant, aimable et efficace, était-il attentif à votre demande, a-t-il écouté vos remarques, vous a-t-il remercié et raccompagné avec une formule d’au-revoir qui donne envie de revenir ?

La liste de ces instants d’échanges de visu entre un client et le personnel de l’entreprise n’a pas diminuée mais, en ce temps là, s’en était fini de la relation client une fois que celui-ci était en dehors de l’espace de vente. A l’exception de rares entreprises qui prolongeaient le contact via des mailings postaux très coûteux et impersonnels.

Aujourd’hui la mode est au E commerce. Chacun dans son petit coin, fait son achat depuis son ordinateur ou son téléphone portable. Et avec la géolocalisation il est possible de voir les commerces à proximité et d’en choisir un. Dans ce contexte est-il envisageable, en tant que client, de recevoir un service de qualité ? Entendons-nous d’abord sur une définition commune de « qualité de service ». Que cherche t-on lors de l’achat d’un produit ou d’un service ? La satisfaction d’un besoin, d’une attente, d’un désir.

La spécificité du service réside dans le fait qu’il n’y aura pas de transfert de bien. Personne ne peut s’approprier le service. On ne peut pas l’emporter chez soi et il ne peut être stocké. Ce dernier point restera toujours un problème important pour les entreprises qui proposent des services, dans la mesure où elles ne pourront pas conserver le service et le vendre le lendemain ou le jour d’après. Si l’accueil et le service sont instantanés, leur effet est durable.

Le service est un échange, une relation humaine. Qu’il s’agisse de séances de massage, de toilettage pour animaux, de places d’avion, de tables de restaurant ou encore de chambres d’hôtel, c’est la relation qui s’établie entre la personne qui le donne et celle qui le reçoit qui reste essentielle pour la réussite de la vente et pour le souvenir qu’elle laissera. La qualité de service, pour être excellente, doit être gérée comme un concert symphonique afin que le client atteigne ce niveau supérieur de satisfaction qui entrainera sa fidélisation.

On peut alors se demander si une hotline avec des « call centers » installés à l’étranger a la capacité de créer cette satisfaction client. Lorsque celui-ci appelle pour un problème peut-il se satisfaire de la phrase mécanique énoncée par un employé stressé, dictée par un téléprompteur ?

Non le web 2.0 ce n’est pas ça, c’est bien davantage et ça peut et doit engendrer des relations positives entre le client et l’entreprise. Le paradoxe est que même en l’absence de contact physique, la relation humaine peut et doit s’engager. Et la qualité de service et la relation client ne s’arrêtent jamais grâce aux blogs, aux avis, aux réseaux sociaux ? Eh oui, que l’on apprécie ou pas cette forme de communication du XXIè siècle, elle est le nouveau véhicule de la relation client et, par conséquent, chaque entreprise, chaque commerce a intérêt à s’y plonger, car il s’agit de l’internet du partage et du dialogue qui a remplacé celui de l’information et du monologue. Il est désormais possible d’entretenir une relation avec ses clients en amont et en aval de l’acte de vente, d’assurer un service aussi bien avant-vente qu’après-vente.

C’est d’autant plus nécessaire que la problématique n’est plus de servir un client et de lui vendre un produit. A moins d’avoir un accueil exécrable ou des produits minables, c’est l’enfance de l’art. Non, il faut désormais faire face à la fois au développement et de la fragmentation de la concurrence qui provoque une dispersion de la fréquentation des clients et, son corolaire, une réduction de la part de marché en visites pour chaque entreprise présente dans la plupart des secteurs d’activités.

Alors il est devenu vital de contacter, d’informer, d’intéresser le client par des messages propre à lui donner envie de revenir, d’acheter à nouveau ou, tout au moins, de rester présent à son esprit et dans sa « shopping list » pour le moment venu. Or, rien n’est plus facile que de communiquer sur une nouveauté, un changement, un événement, ou de mettre en avant une offre promotionnelle, de diffuser un contenu qui est, encore une fois, susceptible d’intéresser le client et le non client car, sur Internet, tout le monde voit tout. Tant mieux ! Ca donne de la visibilité à l’entreprise ou à l’établissement.

Dès lors, la vigilance s’impose. Il faut se préoccuper de ce que les internautes disent de la marque, du produit, du magasin, du personnel, du service et leur répondre. Il devient impossible d’ignorer un avis négatif et de le laisser se répandre sur la toile sans y répondre. Il est évident qu’une bonne réponse à un avis négatif apporte d’une part de la satisfaction à son auteur et, d’autre part crée un effet positif sur l’ensemble des lecteurs : « ah, très bien, voilà une entreprise qui a de la considération pour ses clients. Elle tient compte de leurs avis et prend le temps d’y répondre. » C’est ce que l’on nomme la e-réputation ou l’image de la marque telle qu’elle est véhiculée sur internet. Le bouche à oreille digital en quelque sorte. Il faut l’entretenir et couper court à tout ce qui peut créer du bad buzz pouvant s’amplifier très vite sur les médias sociaux.

Quelle entreprise, quelle marque d’automobile, quelle chaîne de magasin, quel hôtel ou restaurant digne de ce nom n’a pas, aujourd’hui, une page Facebook ou un compte Twitter ? Voilà deux vecteurs de communication extrêmement puissant, deux outils pour dialoguer avec les clients et les futurs clients, deux moyens d’informer, d’intéresser et de séduire le consommateur. Encore faut-il que celui-ci sache que l’entreprise y est présente.

Aux Etats Unis, les commerces de proximité et les chaînes de magasins ne mettent plus en avant leur site internet (sauf lorsqu’il s’agit de sites marchands, mais leur page Facebook) « rejoignez-nous sur Facebook et aimez notre page ! » Pour davantage d’efficacité, on voit souvent des offres réservées aux internautes inscrits sur cette page, des offres destinées à les remercier d’être fan. Un bon moyen de les faire venir au point de vente ou d’acheter alors qu’ils n’en avaient pas vraiment l’intention.

Enfin, de plus en plus d’entreprises comme Orange ou la SNCF utilisent Twitter en tant qu’outil de leur service de la relation client en diffusant des informations relatives au trafic par exemple et, surtout, en répondant aux internautes qui posent une question ou soulèvent un problème.

En fait, le grand ensemble qui a été décrit précédemment relève de la communication entre une entreprise, quelle que soit sa taille et quel que soit son secteur d’activité (ce n’est qu’une différence de volume et de moyens) et ses clients. Et à l’échange entre deux personnes physiques, s’est ajouté l’internet 2.0 qui permet de garder le contact avec les consommateurs en temps réel et en toutes circonstances. C’est le meilleur outil, à la portée de tous, pour recruter de nouveaux clients et fidéliser ceux qui sont déjà clients.


Vers plus de transparence dans la restauration et l’hôtellerie

Vendredi 28 octobre 2011

Par Thierry Poupard

Le web 2.0 nous a fait passer d’un seul coup de l’internet de recherche à l’internet d’échange. On ne lit plus seulement les informations, on les commente, les avis ne sont plus le privilège de spécialistes mais à la portée de tous. La toile est devenue un gigantesque forum où tout se dit, tout se sait. Impossible de cacher quoi que ce soit, il n’y a plus de censure, en tous cas dans l’immense majorité des pays.

- Le mélange des genres dans la réservation hôtelière a été dénoncé
- La fiabilité des avis d’internautes provient de leur quantité
- Vers plus d’information consommateur sur les cartes des restaurants
- La transparence comme outil stratégique de la restauration

A lire dans la newsletter N°7 de snacking.fr




Mais que doit donc communiquer l’addition d’un restaurant ?

Jeudi 6 octobre 2011

Par Thierry Poupard


Dans la communication à la clientèle, chaque détail compte et rien ne doit être laissé au hasard. L’accueil et le service sont primordiaux, bien sur, mais avant d’investir dans un site internet ou de vouloir être présent dans les réseaux sociaux, il faut utiliser chaque élément existant et à disposition pour délivrer un message positif, incitatif, engageant au client. La carte de visite du restaurant en est un mais l’addition joue un rôle de premier plan parce qu’elle est regardée et lue par au moins l’un des convive de chacune des tables et qu’elle est souvent emportée.
Alors, en bas du total, dans l’espace disponible, il est indispensable d’inscrire quelque chose qui intéressera, qui interpellera, qui fera plaisir au client ou qui l’incitera à revenir. Toutes les caisses assurent cette fonctionnalité. Ci-dessous, trois exemples parmi bien d’autres de trois message qui, s’ils devaient être notés, n’obtiendraient chacun certainement pas pas la même note. A vous de juger.





PS Je ne fais plus d’e-mailing (no spam !), alors, pour ne rater aucun article, je vous suggère de vous abonnez-vous au flux RSS de ce blog (logo orange dans la colonne de droite), de rejoindre Service Attitude sur Twitter et sur Facebook.


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Livre blanc sur les avis et l’e-réputation dans la restauration

Mardi 27 septembre 2011

Par Thierry Poupard

Ce livre blanc traite des avis postés par les clients sur des sites Internet s’adresse à tout le monde mais concerne en particulier l’ensemble des restaurateurs. Il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre, mais, quel que soit le camp dans lequel on se situe, les avis publiés sur Internet ont pris une importance considérable tant par leur quantité exponentielle que par l’influence qu’ils exercent sur les internautes. En attendant une éventuelle régulation ou une législation en matière d’avis, voici un état des lieux basé sur l’analyse des sites cityvox.fr, tripadvisor.fr et lafourchette.com

Vingt pages d’analyse et de conseils aux restaurateurs, en pdf téléchargeables GRATUITEMENT en un clic ici : LES AVIS SUR INTERNET APPLIQUES AU MONDE DE LA RESTAURATION

Sommaire :

PRÉAMBULE

CHAPITRE 1 De l’importance des avis sur internet
- De l’Internet de Recherche à l’Internet d’Echange
- Les avis positifs sont une source de développement de l’activité
- Les avis négatifs ne peuvent plus être occultés
- L’e-réputation

CHAPITRE 2 Etat des lieux des avis et de leur gestion
- Tableau synthétique des avis sur CityVox, LaFourchette et TripAdvisor
- Les avis sont aussi un outil de management

CHAPITRE 3 Les avis des internautes sont-ils fiables ?
Comment les avis sont-ils fiabilisés sur les sites ?

CHAPITRE 4 Avis négatifs : ce qu’il convient de faire et ce qu’il faut éviter
- Un avis négatif n’est pas en soi dramatique
- De la liberté d’expression au troll
- Un avis négatif peut être une opportunité
- Comment répondre à un avis négatif

CONCLUSION



Le sujet des avis sur Internet vous intéresse ? Ne manquez alors pas ce précédent article qui compare ceux des experts professionnels dans les guides papier et ceux des clients sur Internet en cliquant ici : AVIS DE CLIENTS OU AVIS D’EXPERTS, AUXQUELS SE FIER

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Groupon, impressions et mode d’emploi (1ère partie)

Mercredi 21 septembre 2011

Par Thierry Poupard

Mercredi 21 septembre 2011. J’ai passé une partie de ma matinée au siège de Groupon France, à la demande du directeur des Relations Publiques, accompagné d’un responsable des analyses et des chiffres. Pas d’hôtesse d’accueil derrière le bureau dédié, mais bon… Visite du site et des différents départements, tout se passe là, rien n’est externalisé. Trois cents personnes sur un immense plateau, 150 commerciaux sur le terrain. Une moyenne de 120 deals quotidiens à gérer.


La mauvaise E-réputation de Groupon

Curieusement, Groupon est entré en contact avec moi et a souhaité me rencontrer à la suite des différents articles que j’ai écrits ici sur mon blog. Démarche louable, me suis-je dit : vouloir échanger avec un blogueur plutôt critique à leur égard. Je dis « curieusement » parce que, compte tenu du very bad buzz que Groupon génère, je leur ai fait le reproche de rester sourds aux critiques de beaucoup de professionnels, de clients, de journalistes sur tellement de blogs. Et peu d’échanges sur Facebook où leur page « Paris » compte 47 000 fans (300 000 sur leur différentes pages françaises). Ma conclusion : ce n’est pas une société communicante, c’est certain et elle devrait bien s’octroyer les services d’un ou d’une Community Manager de talent ne serait-ce que pour dialoguer.


Un leader mondial ne peut pas avoir que tort

A part cette image très négative, il n’est pas possible de rejeter d’un revers de la main une société qui a connu une croissance plus rapide encore que celle de Google et dont la valorisation est de 20 milliards de dollars (La Tribune – 15/09/2011). Remarquez, celle-ci est très variable selon les sources… Ayant toutes les alertes et abonnements nécessaires, je vois défiler quotidiennement les deals pour, en majorité, des salons de coiffure et de soins du corps, pour des salles de fitness et des cures d’amincissement, pour ceci et cela et, toujours pour des restaurants. Si Groupon était une catastrophe absolue, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus aucun partenaire, plus aucune offre, surtout en restauration où ce type d’opération est le plus délicat. En effet, dans une enquête très récente plutôt positive pour Groupon publiée par L’Expansion, seulement 14% des restaurants et 23% des commerces estiment avoir gagné de l’argent avec Groupon.


Avant de se lancer, établir un diagnostic

Pour la restauration je maintiens, après cette visite, mon point de vue sur l’utilisation de Groupon : faire preuve d’une extrême prudence et, dans le doute, s’abstenir. Pourquoi ? Parce que certains restaurateurs – et bien d’autres commerçants – s’imaginent qu’une opération à -50% va attirer de nouveaux clients et augmenter le taux d’occupation de la salle qui est désespérément trop faible. Mais le patron a-t-il cherché les VRAIES raisons de ce manque de fréquentation, a-t-il établit un VRAI diagnostic de son activité ? Imaginons que ce soit la qualité ou la propreté qui soient défaillants ; en quoi une opération Groupon peut-elle palier à cette faiblesse ? Au contraire, elle ne va servir qu’à l’amplifier. Et c’est bien là le problème : vouloir faire une promotion sans être capable de savoir si elle a des chances de résoudre un problème qui n’a même pas été identifié. Un peu comme ces commerçants qui s’imaginent qu’un programme de fidélité va les sauver alors qu’ils ne se rendent pas compte que l’accueil et le service sont déplorables. Faire une opération de type Groupon ce n’est pas faire de la comptabilité mais du marketing, c’est rechercher ce qui est bon pour inciter le client à venir, revenir, revenir plus souvent, revenir en groupe. Le préalable pour y parvenir est que la totalité des paramètres d’activité (accueil, service, qualité/prix, quantité/prix, propreté, hygiène, ambiance, confort) soit au top.




La suite de l’article est à paraître demain, jeudi 22 septembre.

Chapitres :

Fixer sérieusement un objectif

Faire une simulation toute aussi sérieuse

Essayer de mesurer

Conclusion : go or no-go ?

 

 

 

Faut-il croire à l’authenticité des check-ins sur Foursquare ?

Mardi 20 septembre 2011

Par Thierry Poupard

Paris 17è, samedi 17 septembre 2011, 20 heures.
Je vais prendre un verre au Bistro d’Alberto 150 Boulevard Pereire, l’iPhone à portée de main comme (trop) souvent. J’ouvre l’appli Foursquare et vérifie que j’en suis toujours « le maire ». Un message m’annonce alors qu’une personne s’est emparée de ma place de maire d’un autre établissement situé non loin de là, 73 avenue Niel : « Tu as été détrôné du titre de maire de Aux Saveurs du Marché par … Pourquoi n’y effectue pas un check-in ? » Qu’à cela ne tienne, je suis au Bistro d’Alberto et fais un check-in Aux Saveurs du Marché. Pas de souci, Foursquare me répond que je suis à une visite de la reprise de mon titre.

Lundi 19 septembre 2011, 22h.
Je vais diner au Bistro d’Alberto. J’ouvre Foursquare et effectue un check-in… Aux Saveurs du Marché ! Ce qui me permet de reprendre le titre de maire. Un deuxième faux check-in et un faux titre donc.

J’arrêterai là le test de résistance de l’appli mais cela pose problème : il faudrait pouvoir géolocaliser le mobinaute avec une précision chirurgicale afin de bloquer tout faux check-in, mais ce n’est pas le cas et, quand bien même, il suffirait de passer devant un établissement pour effectuer un check-in quotidien. Tant qu’il s’agit d’un jeu entre amis ça n’a pas de conséquence mais pour les commerçants qui se sont inscrits sur Foursquare et y utilisent un programme de récompenses associé à la fréquence de visite (une coupe offerte pour le maire, un café gratuit pour le détenteur de tel ou tel badge, etc.) il y a risque de conflit. Finalement, il est sans doute plus sur de récompenser les clients que l’on voit souvent « en réel » que ceux qui brandissent leur smartphone dont l’écran affiche un titre à l’authenticité douteuse.

Fort de cette expérience, je pense que Foursquare ne figurera plus en très bonne place dans mes recommandations aux restaurateurs sur les ressources Internet et les médias sociaux à utiliser pour développer leur activité.

https://fr.foursquare.com


PS Voilà une MAJ qui serait intéressante :-)





Osez le restaurant marketing 2.0 et le yield management !

Lundi 7 mars 2011

Par Thierry Poupard

Il fut une temps où le restaurateur attendait tranquillement le client qui ne manquait pas de pousser la porte. Et le suivant. Puis un autre et ainsi de suite jusqu’à remplir la salle, service après service, jour après jour. Hélas ces temps son révolus, le client se fait plus rare, moins fidèle et très regardant, ce qui n’empêche pas nombre de restaurateurs de rester passif, de regarder cette salle à moitié vide et de maugréer au hasard contre les charges, la crise, la météo, les RTT, les vacances, les concurrents, ou contre tout cela simultanément. Restaurateurs, le monde a changé; changez avec le monde !

Plus qu’attentifs à ce qui se passe dehors, mettez-vous aux avant-postes de la modernité. Parce que proposer un bon produit à un juste prix dans un cadre convenable et avec un service correct ne suffit plus à remplir la salle, il faut agir. Il faut entrer dans ce que j’appelle le restaurant marketing 2.0 dont l’unique objectif est de réguler et d’optimiser la fréquentation en communiquant directement avec les clients comme avec les prospects, en pratiquant le yield management afin que le prix soit un moindre frein aux visites.

Le restaurant marketing 2.0 consiste, dans un premier temps, à utiliser toutes les ressources disponibles sur Internet pour en tirer profit. Adieu vieux guides papier, annuaires d’une autre époque ou tracts à distribuer dans la rue, place au référencement et aux médias sociaux ! Cela commence par Google Adresse qui sert à localiser l’établissement sur une carte. Plus votre fiche Google Adresse est complétée, plus tôt votre restaurant apparaitra en haut de page dans les recherches. La vôtre l’est-elle à 100% ? En ce qui concerne le site Internet de votre établissement dites-vous bien qu’il n’a qu’une seule finalité : séduire l’internaute pour déclencher une réservation ou une visite. Pas besoin de vidéos flash, d’animations sophistiquées ou longues à charger, de pages à n’en plus finir. En dehors de la page d’accueil et du formulaire de réservation en ligne, la possibilité de visualiser l’ambiance de la salle et de parcourir la carte est indispensable, mais tout le reste n’est que fioriture qui risque de lasser l’internaute. Par ailleurs, un site ne vaut que s’il est vu et il doit comporter ce qu’il faut de balises, de mots clés et autres éléments – SEO – qui favorisent sa détection par les moteurs de recherche. Votre site répond-il à ces critères de base ? Enfin, il est conseillé de s’abonner à un, deux ou trois portails de référencements de restaurants, les plus importants de préférence tels que cityvox.fr, sortiraurestau.com ou resto.fr mais pas plus car ils sont payants.

Vous connaissez forcément Facebook mais si vous ne vous sentez pas concerné, vous passez à côté du plus grand réseau social au monde (au-delà de 600 millions de membres) et en France (plus de 20  millions d’utilisateurs). Une quantité incroyable d’hôtels, de restaurants et de commerces y ont créé une « page ». Dans quel but ? Se faire connaître et, surtout, développer leur activité. Contrairement au compte personnel où un membre sollicite un autre pour devenir « ami », ce qui relève du domaine privé, une « page » sert à accueillir des « fans », des gens qui vont cliquer sur « j’aime » (« like ») ; créant un contact direct entre votre établissement et des gens qui l’apprécient, qui souhaitent en recevoir des informations et communiquer avec vous. Nous sommes bien dans l’Internet 2.0 parce qu’une marque ou une enseigne ne doit pas soliloquer mais échanger avec ses clients. C’est pour cela qu’il faut impérativement, dans les réglages, permettre à ces fans d’écrire des messages et autres commentaires.  Il suffit juste de vérifier de temps à autres que n’ont pas été postés des messages hors propos, mais il est de votre devoir de répondre à tout le monde, individuellement ou collectivement. Par ailleurs, une page Facebook pour une entreprise ne doit pas avoir le même aspect que celle d’un compte privée. Des plug-ins permettent de configurer une jolie  « landing page » – celle sur laquelle atterrit l’internaute – ou page d’accueil qui incite à cliquer sur le bouton « like » ou « j’aime ». Enfin, et ce n’est pas le moindre des avantages de Facebook, vous devez vous servir de votre page pour faire des offres à vos fans. Ils ont fait la démarche de vous aimer, ils sont clients de votre page, vous leur devez bien une réduction ou un offert de temps en temps. La technique ? Rien de plus simple : vous postez un message avant un service où vous savez que vous aurez des places disponibles en incitant à téléphoner pour réserver avec un mot de passe qui vous indiquera que cette réservation provient de Facebook, par exemple : « ce soir, pour faire plaisir à nos fans sur Facebook, le restaurant … offre une coupe de champagne par personne en réservant au… avec le mot de passe bulles ».

Il faut également compter sur Twitter, le site de micro-blogging qui permet au restaurateur de poster des messages (de préférence différents de ceux sur Facebook) pour les personnes qui le suivent – les « abonnés » – sur ce site afin de multiplier les contacts et les occasions de visites.  Si vous ne le saviez pas encore, Facebook a ajouté une fonctionnalité de géolocalisation, Lieux (ou Places), qui permet au commerçant d’envoyer un message sur le smartphone de la personne qui se trouve à proximité de l’établissement afin de l’inciter, avec une offre, à effectuer une visite. Il suffit d’entrer en montrant l’écran de son téléphone pour profiter de l’offre. McDonald’s est parti-prenante dans cette forme nouvelle de communication. Toujours dans le domaine de la géolocalisation, Foursquare permet également de récompenser le mobinaute qui effectue un « check-in » dans un établissement. Ce site est encore loin d’avoir le succès qu’il rencontre aux États Unis, mais mieux vaut le connaître. Enfin, il ne vous reste plus qu’à signaler fortement votre présence dans les médias sociaux. J’ai déjà eu l’occasion de dire qu’aux Etats Unis, les restaurants ne font plus de publicité pour leur site web mais invitent leurs clients à les rejoindre sur Facebook ou Twitter.

Si vous souhaiter vous faire une idée sur un tel dispositif, allez voir le site du restaurant Citrus Étoile. Le chef Gilles Epié a tout compris, il est au faîte du restaurant marketing 2.0. Rien ne manque sur la page d’accueil : une courte vidéo HD de présentation réalisée par restovisio.com, d’autres vidéos du chef, le plan d’accès sur Google Maps, la réservation en ligne motorisée par lafourchette.com, le lien vers l’une de ses trois pages Facebook (« rejoignez-nous ! ») où il doit compter pas loin de 6 000 fans, un lien vers Foursquare avec un offre de réduction, la carte, les menus, des bons cadeaux et la Citrus Box, d’autres liens et même ses derniers messages sur Twitter où 14 000 personnes le suivent. Ouf ! Tous les établissements ne peuvent mettre en place un dispositif aussi complet et performant, mais chacun devrait s’en inspirer.

Venons-en aux offres. J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer les plus grandes réticences à propos de Groupon tant il y a eu de cas de restaurants américains qui se sont retrouvés dans des situations financières critiques voir en faillite à la suite d’une opération de discount à -50% et au-delà. Si vous parcourez à cet article, vous verrez que je n’étais pas le seul à parler de démarche suicidaire et nous avions vu juste puisque, récemment, Groupon a revu son modèle économique pour tenter de le rendre un peu plus compatible avec la restauration où la marge est faible et les charges variables élevées. Fini le -50% obligatoire ; le restaurateur peut désormais fixer lui-même le montant de son offre et la durée de l’opération. Nous y voilà. Ce n’est certainement pas à un prestataire extérieur de fixer les règles du jeu, mais au restaurateur. Les sites d’achats groupés, ceux de réservation en ligne ou de référencement et les médias sociaux sont les supports de vos offres pas les initiateurs. Seul le restaurateur connait son compte d’exploitation et l’état de sa trésorerie, lui seul est à même de gérer le remplissage de la salle, le taux d’occupation par service ou l’état des réservations. C’est donc à lui de décider de la nature et du montant de son offre. Si le lundi soir, le restaurant est habituellement peu rempli, une offre forte devra être postée sur son site, sa page Facebook et ailleurs. Une remise de 40% sur l’addition peut attirer des clients supplémentaires. Les vendredi et samedi, si la salle est systématiquement quasi pleine, aucune offre ne s’impose. Et en milieu de semaine, s’il faut aller chercher quelques couverts de plus, une offre modérée est appropriée. Faire une offre différente pratiquement chaque jour voire à chaque service est tout à fait faisable grâce à Internet. Nous sommes au cœur du yield management, de la modulation des prix en fonction de la demande.

L’hôtellerie et les transports aériens ou ferroviaires pratiquent le revenue management depuis très longtemps ; il n’y a pratiquement plus de tarif ou plutôt et il devient rare de prendre deux fois le même vol ou d’effectuer deux séjours dans la même chambre d’hôtel pour un prix identique. La restauration s’y est mise timidement avec les formules ou les menus économiques du déjeuner et les happy hours en fin de journée, mais, pourquoi ne pas aller plus loin ? L’activité dans l’hôtellerie, le tourisme, les transports et la restauration repose bien sur les mêmes paramètres que sont la haute et la basse saison, les heures pleines et les heures creuses, les jours avec et les jours sans, le nombre de places occupées et celles qui restent disponibles. Il s’agit de faire varier les prix vers le bas quand la demande est faible pour aller chercher des visites qui procureront un revenu additionnel, certes inférieur à celui des visites normales, mais qui n’aurait jamais été obtenu sans ces offres et qui viendra s’ajouter à la recette totale. Et puis, nous l’avons mentionné plus haut, la souplesse des prix est une piste, mais proposer des offerts (apéritif, boisson, dessert, café gourmand, dessert pour deux…) en est une autre et, d’ailleurs, mieux vaut mixer les deux pour ne retenir et répéter que celles qui produisent les meilleurs résultats. Pas besoin d’imprimer de bons ou de coupons et pas de désagrément causé par certains clients qui sortent un bon de réduction au moment de l’addition sous les yeux de ceux de la table d’à-côté…

Cette approche du restaurant marketing 2.0 et du yield n’est concevable qu’à partir d’une démarche volontaire et au prix d’une discipline sans faille. Ce n’est pas un travail d’amateur et il faut s’en occuper quotidiennement. Faire un état des lieux rigoureux, définir une stratégie, fixer des objectifs chiffrés, puis mettre en œuvre les tactiques pour y aboutir et suivre les résultats. Tout cela ne coûte pratiquement rien (en dehors des réductions ou des produits offerts) mais il faut y consacrer du temps. Autant une communication Internet riche et complète nécessite d’être prise en charge par un community manager, autant n’importe quel établissement de taille moyenne peut mettre en place un bon mécanisme en y consacrant une heure par jour pour ne pas faire comme cette multitude d’hôtels et de restaurants velléitaires qui ont créé une page sur Facebook, mais dont le denier message qu’ils ont posté remonte à plusieurs mois. Enfin, le dernier avantage d’un tel dispositif est qu’il peut être régulé ou stoppé à tout moment. Sans frais et sans dommages, contrairement à un programme de fidélisation.

Communication et porte-paroles

Lundi 21 juin 2010

Par Thierry Poupard

En communication chaque coupe du monde est prétexte, pour la restauration, à communiquer son goût du football auprès des consommateurs sous une forme ou sous une autre.

A l’origine, la raison était d’éviter un mois de désertion des établissements pour cause de retransmission des matchs à la télévision. Seule la restauration livrée tirait son épingle du jeu. Depuis, les écrans plats géants ont envahi les salles et les drapeaux et autres banderoles extérieures invitent les passants à venir assister aux matchs tout en se restaurants. A cela, certains établissements ajoutent des animations ou des jeux concours (tels ceux fournis par France Boisson) dans l’espoir d’amplifier le trafic.

Dès lors, un phénomène inverse se produit : les anti-foots évitent absolument de sortir pendant cette période ou bien choisissent un lieu sans écran par crainte d’être indisposés par les cris des supporters ou le son des cornes de brume et autres vuvuzelas, considérant, à juste titre, qu’il n’est pas possible d’apprécier un repas pendant un match. Entre les clients qui sont attirés et ceux qui sont rebutés il serait intéressant de connaître le bilan du mondial sur la fréquentation, mais, une fois encore, les études feront défaut.

Une autre forme d’engagement des marques avec le football consiste à s’associer au sport lui-même, ou à une équipe, ou encore à un joueur en particulier. Ainsi, en restauration, McDonald’s, riche et prudent, ne mêle son nom qu’aux compétitions internationales et Quick, pour ce mondial, s’est adjoint les services de Nicolas Anelka afin de promouvoir son nouveau Giant Max. La question se pose alors moins en termes de fréquentation à court terme des établissements qu’au niveau de l’image des enseignes. Or, si le parcours de l’équipe de France ne s’annonçait pas très favorablement, personne n’aurait pu prédire que l’atmosphère délétère allait atteindre un tel paroxysme dimanche 20 juin après l’éviction d’Anelka.

Résultat : Quick a stoppé sa campagne. Décision radicale mais apparemment plutôt comprise à la lecture d’une majorité de commentaires postés sur Facebook et ailleurs. Dans d’autres secteurs que le restauration les sponsors s’interrogent ou édulcorent leur message comme le Crédit Agricole dont la signature du spot télé a « évolué » de « on a tous un côté Bleus » à « on a tous un côté foot » avant de, finalement, tout arrêter.

D’aucuns diront que ce sont les risques du métier, mais, à l’origine, il est légitime de s’interroger sur le bien fondé de ces collaborations sans grande pertinence entre le produit ou la marque et les stars utilisés. Ce recours n’est, finalement, qu’une très vielle ficelle marketing dans l’immense majorité des cas. La morale de cet épisode est que toute marque ne devrait compter durablement que sur elle-même ou ne s’associer qu’à des événements qui la concerne directement, comme l’opération « Tous au Restaurant » imaginée par Alain Ducasse ou à  certaines grandes causes.

L’image d’un établissement ou une chaîne de restaurants se construit moins avec des artifices, des promos ou des porte-paroles sponsorisés qu’avec ses produits et sa qualité, ses portions et ses prix, son accueil et sa prestation, son décor et son ambiance. Parce que lorsque ces huit fondamentaux de l’activité sont à leur meilleur niveau de cohérence ils communiquent de manière positive, sans faille et sans faiblesse. Good service is invictus !

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La restauration a désespérément besoin de communiquer

Jeudi 4 mars 2010

Par Thierry Poupard

Les professionnels ont le même travers que les politiques, ils s’écoutent plus parler qu’ils n’écoutent les consommateurs. La grande nouvelle de la semaine dernière fut l’annonce du rapprochement entre trois syndicats patronaux. Sans doute intéressant pour les intéressés, mais le grand public n’a jamais entendu des Synhorcat, Fagith et autre CPIH. La presse pro ne concerne que les pros, par essence et le consommateur ne retient que ce à quoi il a été exposé dans les grands médias ou qu’il va chercher lui-même sur Internet. Le vrai sujet, aujourd’hui, est la fréquentation des établissements toujours en berne et l’image des métiers de la restauration très détériorée.

Les grands médias y ont leur part de responsabilité, à systématiquement rechercher le scandale ou les déviations de ceux qui l’exercent, mais les professionnels sont encore plus fautifs à cause de leur attitude systématiquement pleurnicharde : métier très dur, trop de contraintes, charges trop élevées, pas de vie familiale, absence de personnel qualifié, pas d’avenir, etc. Il y en a même pour décrier le service en tant que servitude… Cette posture, sans doute destinée à faire valoir les revendications auprès des gouvernements, est incompréhensible aux yeux des consommateurs pour qui la restauration est synonyme de plaisir, elle est désastreuse auprès des employés qui ont honte de leur métier et des jeunes candidats qui fuient cette carrière.

Depuis la baisse de la TVA, les lamentations ont laissé place à la défensive en réaction aux critiques des médias avec l’expression  « nous allons jouer le jeu » pour leitmotiv. Ne revenons pas sur le score très mitigé de ce « jeu ». Les professionnels auraient pu se rattraper dans leur communication sur le volet social, eh bien non. Le seul brouhaha a été que l’Umih et le GNC (qui connaît dans le grand public ?) refusaient de signer l’accord. Là encore, pas de message qui puisse parvenir aux oreilles du grand public hormis, peut-être, celui de FO déclarant avoir obtenu gain de cause de haute lutte. Pas très positif… A croire que la restauration n’a comme clients que des syndicalistes, des secrétaires d’Etat et la presse professionnelle ! La « marque » restauration française est blessée et toujours malade malgré le remède de cheval administré le 1er juillet, et le discours de ses dirigeants fait souvent plus pitié qu’envie.

Alors il est urgent de s’adresser aux français avec des mots et par des moyens qui les touchent directement comme l’ont réalisé deux professions pour modifier leur image dégradée ou attaquée : l’artisanat, avec son message de « premier employeur de France », a fait que l’on ne regarde plus le petit plombier du coin avec mépris et les pharmaciens qui, en parlant d’espace santé spécialisé, ont su contrer les hypermarchés où le rayon des médicaments jouxte celui des lessives. La restauration ne doit pas attendre les bras ballants le premier anniversaire de la baisse de la TVA dont le bilan va être (encore) un beau sujet pour les médias. L’heure est à la communication, la vraie. La profession a les moyens de s’organiser pour faire sa publicité auprès du grand public par une grande campagne dans les médias et sur Internet dans les réseaux sociaux, une campagne collective signée « les restaurants de France » et non par d’obscures acronymes ; elle doit délivrer des messages positifs dont l’impression laissée serait constituée de plaisir, de convivialité, de partage, d’échange, d’envie, de passion, bref, de tout ce qui peut inciter un consommateur à retourner au restaurant, un employé à parler fièrement de son métier et un candidat à postuler avec enthousiasme.

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