SoLoMo, kesako ?

Jeudi 27 septembre 2012 à 12:09

Par Thierry Poupard

Vous ne connaissez pas le mot SoLoMo ? Social + Local + Mobile ? De plus en plus de consommateurs cherchent et choisissent un restaurant sur leur smartphone, via les réseaux sociaux et les plateformes d’avis, Facebook, Tripadvisor, La Fourchette,… (Social), à proximité de là où ils se trouvent, avant un repas par la géolocalisation (Local) et grâce au sacro-saint smartphone qui permet tout cela (Mobile).

L’acronyme « solomo » a été inventé par l’américain John Doerr, un investisseur en capital risque, puis démocratisé en France par le célèbre bloggeur et chef d’entreprise Loïc Le Meur. Mais finalement, que signifient ces réseaux sociaux, cette mobilité et ces smartphones ? Eh bien, une évidente évolution dans le comportement du consommateur : il y a 20,1 millions de mobinautes en France, soit plus de 1 Français sur 3 et 4,3 millions ont effectué des achats à partir de leur mobile ; la restauration et le tourisme constituent le plus gros secteur du commerce en ligne avec 56% des achats (Médiamétrie – 2012). Le smartphones, la géolocalisation et les échanges entre « amis » sont devenus partie intégrante du mode de vie et ce n’est qu’un début.

Alors, les restaurateurs doivent tenir compte de ce phénomène de société et l’intégrer dans leur marketing. S’il est utile d’avoir une version mobile de son site internet (mais cela a un coût), il faut, a minima, qu’il soit compatible avec tous les smartphones. Avoir un site en Flash Player, qui n’est pas lu sur les iPhones, c’est se priver de plus de 25% des possesseurs de smartphones.

Il devient essentiel d’utiliser les ressources de la mobilité, comme les QR Codes (Cf. l’exemple ci-dessous). Une fois flashés par le mobinaute, ils lui donnent accès au site du restaurant, à des informations, à des offres promotionnelles, etc. Reproduit sur la carte de visite, un QR code permet au client de passer du papier à l’internet et, lorsque la carte est donnée à un ami non client, de lui faire découvrir le restaurant et sans doute de lui donner envie de s’y rendre. 

Les réseaux sociaux marchent très fort aux Etats Unis : tous les restaurants sont présents sur Facebook, Twitter et Foursquare. Cela est encore timide en France mais le développement est rapide et soutenu. Parce qu’il est devenu bien plus utile de faire la promotion de sa page Facebook, par exemple, qui permet le dialogue, l’interactivité et la visibilité, donc la notoriété, là où le site internet est juste statique.

Quant à la géolocalisation elle concerne les mobinautes de passage à la recherche d’un restaurant. D’où l’importance vitale de renseigner complètement son compte Google Adresses (ou Google Maps) et, depuis le 19 septembre, de créer un compte sur Yelp qui permet d’être présent sur Apple Plans, désormais sur les iPhones en remplacement de Google. Les deux sont gratuits et permettent d’améliorer le référencement du restaurant. Le mobinaute tape « restaurants angouleme » et chaque établissement de cette ville a intérêt d’apparaître sur la première page ou la deuxième et sur les plans.

Si pour l’immense majorité des restaurants intégrer la mobilité dans son activité se résume à une bonne utilisation de ces outils, il existe une forme de restauration qui, elle même, devient mobile. C’est ce que l’on appelle les Food Trucks. Si vous avez flashé (avec une App gratuite, type QR Code Reader) le QR code ci-dessus que j’ai créé pour les besoins de cet article, vous êtes arrivé sur le site du Camion Qui Fume, un restaurant mobile parisien qui indique où il se trouve chaque jour à chaque service, information vitale pour son activité. Rien à voir avec les fourgonnettes à pizza ou à poulets que nous connaissons depuis longtemps dans certaines villes balnéaires. Là, il s’agit de restauration rapide variée, plutôt de bonne qualité qui, selon les autorisations, se doit de changer d’emplacement sans cesse. Si aux Etats Unis les Food Trucks se comptent par dizaines dans toutes les grandes villes, il en existe deux à Paris avec le Cantine California (http://www.cantinecalifornia.com), mais il y a beaucoup de projets dans l’air et le phénomène va se développer.  

 

Pour les restaurateurs qui aspirent à connaître l’internet et profiter de ses ressources, suivez ce lien : Mon Restaurant et L’Internet

Cet article est en ligne sur snacking.fr

Rejoignez Service Attitude sur Facebook et sur Twitter 

 

Tags: , , , , , , , , ,

Laisser un commentaire

*