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fréquentation restaurants

Est-il possible de redresser la fréquentation des restaurants en cette période difficile ?

Restauratrices et restaurateurs, je m’adresse à celles et ceux d’entre vous pour qui ça ne va pas fort, pour qui, depuis deux semaines, la salle reste désespérément à moitié vide ou pire. Et cette fois-ci la raison est ni conjoncturelle ni structurelle, elle est indépendante de votre volonté, totalement inhabituelle, jamais vue. Ne revenons pas sur les faits, les origines, les raisons des immondes massacres qui ont été perpétrés le 13 novembre dernier, les medias et réseaux sociaux se chargent de ressasser le sujet en boucle. Contribuant à saper notre moral, de tous.

Si la fréquentation des restaurants (comme des salles de spectacles et des cinémas) a brutalement chuté, c’est dû à une appréhension nouvelle chez certains de vos clients, la peur de sortir de chez soi, le soir, pour aller diner entre amis. La sécurité a pris le dessus sur le plaisir. Je ne vais pas m’improviser psychologue à deux balles pour tenter de prodiguer des recettes anti-déprime aux Français, mais je me suis interrogé sur ce qui pourrait inciter le consommateur à venir ou revenir dans les lieux qu’il affectionne. Voici quelques idées dont la pertinence et la mise en place varie, bien évidemment, d’un établissement à l’autre. La seule certitude est qu’elle faut tout mettre en œuvre pour que revienne l’envie de sortir.

Salle vide restaurant

PAS DE PROMOTION, QUOIQUE…

Baisser les prix ou faire du « un acheté = un offert » ou autres bêtes promos serait remède inefficace car ne répondant pas à la cause du mal. Néanmoins, les chasseurs de primes, les adeptes de Groupon qui ne sont pas affectés par la morosité ambiante sont susceptibles de répondre à ce type d’offres. Pourquoi pas ? Mieux vaut remplir la salle, donner de l’activité au personnel – même si le repas est vendu à moitié prix – que de se lamenter devant des tables vides. Mais alors, prudence pour qu’il subsiste un tant soit peu de marge : sur réservation uniquement, pas plus de X couverts promotionnels par service, opération étalée sur deux ou trois semaines… A vous de voir si c’est pertinent et souhaitable.

 

SERVICE DE LIVRAISON, OUI MAIS…

C’est la première solution imaginée spontanément par beaucoup et déjà mise en place par certains. Les prestataires de livraison de repas ne manquent pas, vous en connaissez au moins deux ou trois. Alors, un simple coup de fil et ils arrivent. Mais encore une fois, attention : développer (un peu) la livraison de repas va juste compenser très partiellement une perte de chiffre d’affaires, elle va donner de l’activité en cuisine, pas dans la salle. Et la marge sera fortement amputée par la commission du prestataire. In fine, la livraison ne fait que déplacer le problème : le faible taux de remplissage de la salle ne sera aucunement résolu.

DrapeauRestaurant

VISIBILITE MAXIMALE, C’EST NOEL !

Comme il fait nuit dès 16 h, il est indispensable de prêter un œil attentif à l’éclairage extérieur et la terrasse. Oui, un œil très attentif. Parce que vous ne les voyez plus les spots, tellement vous en avez l’habitude. C’est le moment d’ajouter de la lumière afin que le restaurant soit bien vu, de loin, par tous les clients potentiels qui passent à pied ou en voiture, sur votre trottoir comme sur celui d’en face. Et hors de question d’attendre l’électricien qui vous donnera rendez-vous fin janvier… Procurez-vous des spots et du fil pour faire une installation provisoire.

Vendredi 27 novembre, jour de la commémoration du drame deux semaines avant, si peu, très peu, trop peu, beaucoup trop peu de restaurants (et d’hôtels) avaient placé ne serait-ce qu’un drapeau bleu-blanc-rouge sur la façade. Comment ça, les drapeaux étaient introuvables ? Et alors, les trois couleurs nationales peuvent être mises en avant avec d’autres accessoires, comme des bougies, des ballons ou, mieux, des ampoules. Votre décoration de Noël conservera le blanc et le rouge et remplacera le vert par du bleu. Visibilité, patriotisme, festivités.

 

WIFI COMME À LA MAISON OU AU BUREAU

Avez-vous la Wi-Fi en accès direct, sans code, sans mot de passe ? Une connexion automatique, comme à la maison ou au bureau. De la Wi-Fi qui ne fait pas perdre de temps au personnel (« Alors, le mot de passe est bla, bla, bla… »), qui évite les soucis au client : « ça marche pas, il est pas bon vot’ code… » Changez ou modifiez votre système sans attendre une journée de plus. Et signalez-le sur la façade, le site internet, la page Facebook du restaurant par un message invitant à pousser la porte pour passer un bon moment, bien connecté.

HappyThanksgiving

EVENEMENTS A CREER OU À AMPLIFIER

Thanksgiving est passé, mais c’était une bonne occasion d’attirer des clients avec un repas américain, avec une bonne part de turkey, le genre de plat que l’on ne fait pas à la maison : une dinde juteuse, farcie, accompagnée d’une purée de potiron, d’épis de maïs, d’une sauce… Comme il n’y a plus d’événement calendaire d’ici Noël, pourquoi ne pas en créer : des moules (c’est la pleine saison) marinières avec de bonnes frites, une choucroute royale alsacienne, une dégustation d’huitres, une grosse fondue savoyarde, que sais-je ? Tout ce que l’on ne prépare pas chez soi et qui donne envie d’aller goûter, donc de sortir.

Et bien entendu, un formidable repas pour le réveillon du 31. Pour un prix abordable afin qu’il ne soit pas dissuasif. Mais pas que ce soir là car il est à craindre que beaucoup de gens célèbrent la changement de date en invitant/recevant des amis. Proposez des repas festifs durant cette période durant laquelle, normalement, les consommateurs se lâchent un peu plus et ont envie de faire la fête. Le treizième mois sera passé par là.

 

AU RESTAURANT, COMME OU MIEUX QU’A LA MAISON

Restauratrices, restaurateurs, vous avez beaucoup plus d’idées que le peu que j’ai suggéré ici. Quelque soit les actions que vous mettez en place, elles doivent toutes être orientées vers le plaisir, le plaisir du confort que l’on a à la maison et un plaisir gustatif que l’on n’a pas à la maison. Et faites le savoir autant que vous le pouvez. L’inaction est votre pire ennemi, elle n’apportera rien de meilleur que ce que vous vivez en ce moment, alors tentez ce qui vous semble le plus à même de donner envie aux consommateurs, de remplir à nouveau votre salle. Et pour agir, faites votre la fameuse phrase d’Emile-Auguste Chartier, dit Alain : « Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté. »

DecorationNoelParis

ONE MORE THING

Ce mardi 1er décembre nous apprenons que le café la Bonne Bière rouvrira ce vendredi, que Le Petit Cambodge le fera courant janvier, quant au café Le Carillon plutôt fin décembre. Après le drame et la souffrance, la volonté et le courage reprennent le dessus. Bravo à ces trois patrons !

 

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